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Peut-on parler de la responsabilité "des médias" en général ?
Oui ou Non
Créé par steph il y a 50 mois
Ce matin encore j'entendais un journaliste sur France Inter parler de la responsabilité des médias à propos des mannequins maigres et de l'anorexie.
On entend souvent : c'est la faute des médias, ou "poussé par les médias", une mauvaise image "donnée par les médias", etc.
Pensez-vous que les médias dans leur globalité puissent être responsable de quelque chose, dans la mesure où ce sont eux qui choisissent que montrer et comment ?
Pensez-vous au contraire que ça n'a pas de sens de parler de la responsabilité des médias en général, dans la mesure où leur rôle n'est que de refleter la société qu'ils observent ?
Carte des opinions
Réponses
+23
Stupide:1
Intéressant:1Posté il y a 50 mois
Les médias, c'est nous (en faveur du camp Non)
Je ne crois pas qu'il y ait "une responsabilité des médias".
- Les médias montrent ce que les gens veulent voir. S'ils montraient autre chose, ils ne vendraient plus leurs journaux ou espaces publicitaires.
- "Les médias" représente trop de personnes pour qu'on puisse parler d'intentions ou de responsabilité. Une personne peut dire n'importe quoi, un petit groupe dirigeant aussi, mais si un groupe énorme comme celui de l'ensemble des médias, s'accorde plus ou moins sur quelque chose, c'est pour des raisons de fond. C'est-à-dire que si on remplaçait chaque journaliste par un autre, on aboutirait au même résultat.
Mais attention, si tout le monde dit la même chose, ce n'est pas nécessairement vrai. Ca veut juste dire qu'il y a de bonnes raisons pour ça et qu'un groupe formé de gens différents penserait sûrement la même chose. D'où la non responsabilité à mon avis.
- Les médias montrent ce que les gens veulent voir. S'ils montraient autre chose, ils ne vendraient plus leurs journaux ou espaces publicitaires.
- "Les médias" représente trop de personnes pour qu'on puisse parler d'intentions ou de responsabilité. Une personne peut dire n'importe quoi, un petit groupe dirigeant aussi, mais si un groupe énorme comme celui de l'ensemble des médias, s'accorde plus ou moins sur quelque chose, c'est pour des raisons de fond. C'est-à-dire que si on remplaçait chaque journaliste par un autre, on aboutirait au même résultat.
Mais attention, si tout le monde dit la même chose, ce n'est pas nécessairement vrai. Ca veut juste dire qu'il y a de bonnes raisons pour ça et qu'un groupe formé de gens différents penserait sûrement la même chose. D'où la non responsabilité à mon avis.
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+39

Pertinent:1Posté il y a 50 mois
Certes les médias montrent souvent ce que les gens veulent voir mais cela ne fait pourtant pas plus croire qu'ils ne sont pas en partie responsables de ce vouloir.
je ne crois pas non plus à l'objectivité mais je ne met tous pas les médias sur le même plan.Malheureusement seule une minorité de sources d'information touche une proportion significative de la population Francaise, et ont de par l'histoire peut être, les traditions ou que sais-je, une notoriété et une influence dans le comportement des Français.
Ainsi je pense que parler de la sécurité et amener les faits divers au 20h, ont eu un impact sur l'élection (Jospin), le reportage "madame vous ne vous sentez pas en sécurité ah ben non il suffit de regarder la télé pour voir", on peut penser aussi à l'émergence de Ségolène Royal.
L'influence de la publicité sur les comportements sociaux : je pense à la pub à new york ( soyez une femme émancipée ...) et à l'évolution du tabagisme ensuite (J ai plus les chiffres en tête) montre que les médias de masse influent de manière significative sur les compôrtements sociaux.
Du coup il me parait hasardeux de croire qu'on n'essaye pas d'utiliser les médias pour influer sur les gens, je ne pense pas qu'on on est au point ou on arrive a tout contrôler mais je pense quand même que l'influence est bien loin d'être négligeable (dans l'élection de Sarko ou de Berlusconi).
C'est vrai que maintenant on n'a beaucoup plus facilement accès à l'information, mais même à ça ils ont déja trouvé la parade la noyade: on ne va même pas cacher on va le dire au milieu de plein d'autre choses et sans joli emballage (ça fera passer un message oui je sais mais c'est sans importance).
dans le mêm sens que Duc:
Certes les médias montrent souvent ce que les gens veulent voir mais cela ne fait pourtant pas plus croire qu'ils ne sont pas en partie responsables de ce vouloir.
je ne crois pas non plus à l'objectivité mais je ne met tous pas les médias sur le même plan.Malheureusement seule une minorité de sources d'information touche une proportion significative de la population Francaise, et ont de par l'histoire peut être, les traditions ou que sais-je, une notoriété et une influence dans le comportement des Français.
Ainsi je pense que parler de la sécurité et amener les faits divers au 20h, ont eu un impact sur l'élection (Jospin), le reportage "madame vous ne vous sentez pas en sécurité ah ben non il suffit de regarder la télé pour voir", on peut penser aussi à l'émergence de Ségolène Royal.
L'influence de la publicité sur les comportements sociaux : je pense à la pub à new york ( soyez une femme émancipée ...) et à l'évolution du tabagisme ensuite (J ai plus les chiffres en tête) montre que les médias de masse influent de manière significative sur les compôrtements sociaux.
Du coup il me parait hasardeux de croire qu'on n'essaye pas d'utiliser les médias pour influer sur les gens, je ne pense pas qu'on on est au point ou on arrive a tout contrôler mais je pense quand même que l'influence est bien loin d'être négligeable (dans l'élection de Sarko ou de Berlusconi).
C'est vrai que maintenant on n'a beaucoup plus facilement accès à l'information, mais même à ça ils ont déja trouvé la parade la noyade: on ne va même pas cacher on va le dire au milieu de plein d'autre choses et sans joli emballage (ça fera passer un message oui je sais mais c'est sans importance).
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+23
Intelligent:1
Intéressant:1
Trompeur:1Posté il y a 50 mois
L'information est une reponsabilité (en faveur du camp Oui)
Bon, j'interviens passque là c'est vraiment trop.
Évidemment que "les médias" ont une responsabilité! Ils sont responsables de l'information du citoyen. Le rôle du journalisme est essentiel en démocratie: comment faire un choix libre et éclairé si on n'est pas informé, si on ne sait rien de ce qui se passe, de ce qui est en jeu réellement dans une élection? Les journalistes sont investis d'une responsabilité évidente: celle de faire des enquêtes et des analyses, de dévoiler des vérités cachées, de constituer un contre-pouvoir.
Bien sûr, ce n'est pas une responsabilité pénale. Au contraire: la presse doit être maintenue à l'abri de la justice, précisément pour qu'elle puisse assumer sa responsabilité institutionnelle. Il faut être intransigeant sur celle-ci.
Évidemment que "les médias" ont une responsabilité! Ils sont responsables de l'information du citoyen. Le rôle du journalisme est essentiel en démocratie: comment faire un choix libre et éclairé si on n'est pas informé, si on ne sait rien de ce qui se passe, de ce qui est en jeu réellement dans une élection? Les journalistes sont investis d'une responsabilité évidente: celle de faire des enquêtes et des analyses, de dévoiler des vérités cachées, de constituer un contre-pouvoir.
Bien sûr, ce n'est pas une responsabilité pénale. Au contraire: la presse doit être maintenue à l'abri de la justice, précisément pour qu'elle puisse assumer sa responsabilité institutionnelle. Il faut être intransigeant sur celle-ci.
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+38

Posté il y a 50 mois
Pas d'information brute
Welcome back Bodelr !
Nous ne sommes pas d'accord, mais ce n'est pas grave et même tant mieux.
Les médias ne peuvent pas être objectifs, la sélection même des informations ne l'est pas. On ne peut pas les tenir responsables de cette subjectivité, ils sont influencés comme les autres par leurs gouts personnels.
Là où on pourrait parler de responsabilité c'est dans les cas où l'information est volontairement faussée par un individu.
Nous ne sommes pas d'accord, mais ce n'est pas grave et même tant mieux.
Les médias ne peuvent pas être objectifs, la sélection même des informations ne l'est pas. On ne peut pas les tenir responsables de cette subjectivité, ils sont influencés comme les autres par leurs gouts personnels.
Là où on pourrait parler de responsabilité c'est dans les cas où l'information est volontairement faussée par un individu.
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+63
Mouais...:1
Pas clair:1
Constructif:1Posté il y a 50 mois
Les médias ne peuvent pas être objectifs? Affirmation Bourdieusienne! L'impossibilité d'être objectif n'est vraie qu'en adoptant une définition absolutiste de l'objectivité. En pratique, un bon journaliste distingue explicitement les faits, qu'il doit rapporter sans distorsions, des opinions qui sont les siennes et qui ne s'imposent pas au lecteur. C'est comme en science: Darwin disait qu'une théorie fausse est beaucoup moins dangereuse qu'un fait erroné.
Et donc un journaliste peut, et surtout doit être objectif. Il y a des journaux objectifs, et d'autres qui ne le sont pas: le Canard Enchaîné qui dénonce tous azimuts et, disons, le Diplo qui dénonce exclusivement le capitalisme. Et il a aussi le devoir d'être pertinent, d'aller gratter là où ça démange.
Il est vrai que les journaux français assument plus ou moins bien cette responsabilité. Plutôt moins que plus. Mais comment considérer, ou pire accepter que le quatrième pouvoir puisse ne pas avoir de responsabilité? Un pouvoir sans responsabilité est une dictature. Acceptes-tu, Steph, que des journalistes inventent des histoires pour faire vendre? Ou trouves-tu normal que ceux qui s'y sont fait prendre aient été virés? Dans ce dernier cas, quel devoir ont-ils enfreint?
Pas objectifs???
Les médias ne peuvent pas être objectifs? Affirmation Bourdieusienne! L'impossibilité d'être objectif n'est vraie qu'en adoptant une définition absolutiste de l'objectivité. En pratique, un bon journaliste distingue explicitement les faits, qu'il doit rapporter sans distorsions, des opinions qui sont les siennes et qui ne s'imposent pas au lecteur. C'est comme en science: Darwin disait qu'une théorie fausse est beaucoup moins dangereuse qu'un fait erroné.
Et donc un journaliste peut, et surtout doit être objectif. Il y a des journaux objectifs, et d'autres qui ne le sont pas: le Canard Enchaîné qui dénonce tous azimuts et, disons, le Diplo qui dénonce exclusivement le capitalisme. Et il a aussi le devoir d'être pertinent, d'aller gratter là où ça démange.
Il est vrai que les journaux français assument plus ou moins bien cette responsabilité. Plutôt moins que plus. Mais comment considérer, ou pire accepter que le quatrième pouvoir puisse ne pas avoir de responsabilité? Un pouvoir sans responsabilité est une dictature. Acceptes-tu, Steph, que des journalistes inventent des histoires pour faire vendre? Ou trouves-tu normal que ceux qui s'y sont fait prendre aient été virés? Dans ce dernier cas, quel devoir ont-ils enfreint?
2 commentaires
Duc : t'es chaud Bodelr :)
Duc : Mais bon c'est pas très clair
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+105

Constructif:1Posté il y a 50 mois
Ce que je comprends
Ce que je comprends, en lisant les arguments du camp "oui" c'est (je force un peu le trait, même si je sais ce qui m'attend ;):
- Il existe UNE BONNE manière d'informer : c'est la vraie, l'objective, celle qui balance, celle qui s'oppose au pouvoir, celle qui est contre le racisme, celle qui s'oppose au capitalisme, à Monsanto, à McDO et compagnie.
- Il y a aussi une mauvaise manière : c'est TF1, le Figaro. C'est ceux qui ne mettent en avant que ce qui les arrange et qui confirme leurs convictions.. C'est ceux qui... ne sont pas d'accord avec moi.
Je persiste sur le fait que l'objectivité absolue n'a pas de sens. Les deux cas de figures ci-dessus se rejoingnent. Pour moi, il est aussi partial d'insister sur une actu où un méchant étranger a commis un méfait quelconque que d'insister sur le salaire exorbitant d'un méchant patron.
L'information est subjective et tant mieux. C'est dans la diversité des sources et des opinions qu'on peut se forger un avis. C'est un peu ce qui se passe sur ce site d'ailleurs, il y a souvent des faits qui sont cités. Le "fait" en lui-même est plus ou moins objectif, mais associé à d'autres, baigné dans un contexte, il se polarise et va dans un sens, est porteur d'un message. Comment faire autrement ?
- Il existe UNE BONNE manière d'informer : c'est la vraie, l'objective, celle qui balance, celle qui s'oppose au pouvoir, celle qui est contre le racisme, celle qui s'oppose au capitalisme, à Monsanto, à McDO et compagnie.
- Il y a aussi une mauvaise manière : c'est TF1, le Figaro. C'est ceux qui ne mettent en avant que ce qui les arrange et qui confirme leurs convictions.. C'est ceux qui... ne sont pas d'accord avec moi.
Je persiste sur le fait que l'objectivité absolue n'a pas de sens. Les deux cas de figures ci-dessus se rejoingnent. Pour moi, il est aussi partial d'insister sur une actu où un méchant étranger a commis un méfait quelconque que d'insister sur le salaire exorbitant d'un méchant patron.
L'information est subjective et tant mieux. C'est dans la diversité des sources et des opinions qu'on peut se forger un avis. C'est un peu ce qui se passe sur ce site d'ailleurs, il y a souvent des faits qui sont cités. Le "fait" en lui-même est plus ou moins objectif, mais associé à d'autres, baigné dans un contexte, il se polarise et va dans un sens, est porteur d'un message. Comment faire autrement ?
2 commentaires
Duc : Je suis assez d'accord avec çà, je suppose donc qu'il y a plusieurs camps de partisans du oui ;) Pour moi il y a "le" media de masse, sans distinction, TF1 ou France 2/3 même combat. De même : Le monde, Libé, Figaro, même combat (à une petite chose près). D'accord avec Bodelr sur le fait que l'information devrait être indépendante du pouvoir, faute de parler d'objectivité (un méchant mot il est vrai).
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Posté il y a 50 mois
Virer un journaliste
"Acceptes-tu, Steph, que des journalistes inventent des histoires pour faire vendre? Ou trouves-tu normal que ceux qui s'y sont fait prendre aient été virés? Dans ce dernier cas, quel devoir ont-ils enfreint?"
Quelqu'un qui invente une histoire pour faire vendre, je n'appelle pas ça un journaliste. Je trouve normal qu'il se fasse virer dans ce cas. Ce qu'on attend des journalistes, c'est que les faits sur lesquels ils s'appuient soient avérés. C'est le minimum et c'est ça leur devoir.
Ensuite, qu'ils filtrent les faits, qu'ils les assemblent pour former un article porteur d'un message, je m'y attend aussi. Il y a d'ailleurs des journaux qui me font rire tellement les "messages" en question sont évidents, appuyés et unidirectionnels ! "Valeurs actuelles" il me semble est un bon exemple. Mais bon, c'est de bonne guerre, il existe des sources d'info pour tous les gouts.
Quelqu'un qui invente une histoire pour faire vendre, je n'appelle pas ça un journaliste. Je trouve normal qu'il se fasse virer dans ce cas. Ce qu'on attend des journalistes, c'est que les faits sur lesquels ils s'appuient soient avérés. C'est le minimum et c'est ça leur devoir.
Ensuite, qu'ils filtrent les faits, qu'ils les assemblent pour former un article porteur d'un message, je m'y attend aussi. Il y a d'ailleurs des journaux qui me font rire tellement les "messages" en question sont évidents, appuyés et unidirectionnels ! "Valeurs actuelles" il me semble est un bon exemple. Mais bon, c'est de bonne guerre, il existe des sources d'info pour tous les gouts.
3 commentaires
Bodelr : Tu admets donc qu'une certaine objectivité est possible et exigible. "C'est le minimum et c'est ça leur devoir", donc ils ont bien une responsabilité. Envers les faits, envers le lecteur, envers la société...
Steph : Ohh tu t'emballes ! Oui une certaine objectivité est possible si celle-ci consiste à ne pas mentir effrontemment. De là à parler de responsabilité envers la société... Il s'agit plus d'une sorte de contrat tacite entre le média et le lecteur/spectateur : tu m'informes sans me mentir, je continue de t'acheter.
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+7
Intéressant:2Posté il y a 50 mois
absolument
Les médias ont toujours été un 4ème pouvoir aux Etats-Unis et le deviennent largement en France... quand vous écoutez la radio ou la télé, il est clair qu'ils cherchent à orienter l'opinion des citoyens sur tel ou tel sujet.
Un exemple: nous vivons dans un pays aux tendances racistes ou plutôt peur de l'autre. Combien de fois on entend à la télé: "un incident a eu lieu, la personne d'origine maghrébine (ou de confession musulmane) a été arrêtée"
Entendons-nous "une personne 100% française (ou de confession catholique) a été arrêtée??? JAMAIS
Et bien dans la tête des gens qui avait peur à la base, cela ne fait ni une ni deux, les musulmans ou les maghrébins sont des personnes peu recommandables...
Et l'exemple donné sur l'anorexie est le même: on nous montre à longueur de journée des mannequins toute plus maigre les unes que les autres, elles portent des marques, des vêtement de haute couture, ce qui entraîne chez les jeunes filles (notamment) un sentiment d'infériorité, elles veulent leur ressembler...et cela n'est que le reflet de ce qu'on veut bien nous montrer!
Un exemple: nous vivons dans un pays aux tendances racistes ou plutôt peur de l'autre. Combien de fois on entend à la télé: "un incident a eu lieu, la personne d'origine maghrébine (ou de confession musulmane) a été arrêtée"
Entendons-nous "une personne 100% française (ou de confession catholique) a été arrêtée??? JAMAIS
Et bien dans la tête des gens qui avait peur à la base, cela ne fait ni une ni deux, les musulmans ou les maghrébins sont des personnes peu recommandables...
Et l'exemple donné sur l'anorexie est le même: on nous montre à longueur de journée des mannequins toute plus maigre les unes que les autres, elles portent des marques, des vêtement de haute couture, ce qui entraîne chez les jeunes filles (notamment) un sentiment d'infériorité, elles veulent leur ressembler...et cela n'est que le reflet de ce qu'on veut bien nous montrer!
7 commentaires
Steph : Et d'après ce que je lis, dans la tête des gens (moi en l'occurrence), ça ne fait ni une ni deux, la télé française est raciste.
Duc : Tu viens d'où ? de quel milieu social ? tu habites où ? Quel est ton dernier diplôme déjà ? Qui sont les gens que tu côtoies ? de quel milieu viennent-ils ? etc. M'enfin Steph, pourtant je suis moins déterministe que toi... Je t'aurais mis "gratuit" ;)
Steph : C'était un clin d'oeil pour dire que JCD utilisait dans son argument la technique qu'elle réprouve dans ce même argument : donner au lecteur/téléspectateur une info bien choisie et laisser la généralisation abusive opérer toute seule dans la tête celui-ci.
jechaussedu39 : doucement les gars: alors duc voici les réponses: haute-savoie, fille unique (une grosse égoiste en somme!!), milieu social assz privilégié, master lettres et arts, je cotois des gens de tout horizon, tous les milieus!
Duc : C'était pour Steph les questions :) J'allais dans ton sens. Pour dire que les médias agissent différemment sur les gens selon les milieux, l'environnement d'habitation, etc. Si un Docteur, citadin, qui côtoie surtout des gens assez diplômés (en majorité) dans la vie de tous les jours, dans un milieu particulier, ont un système de représentation qui diffère franchement du milieu rural, moins diplômé, loin des villes et du fourmillement humain. Je caricature volontairement un peu , rien n'est tout blanc ou tout noir, mais le média n'a pas le même impact.
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+11

Pertinent:1Posté il y a 50 mois
Réponse à jechaussedu39
C'est qui le "on" de "on veut bien nous montrer" ?
La responsabilité est une qualité qui est attachée a une personne, à la limite ce peut être une personne morale de type société anonyme qui est responsable de ses actes par exemple en matière d'environnement. Mais "les médias" c'est qui ? C'est France Télévison ? C'est le groupe lagardère ? TF1 ? AB productions ? Tous mélangés ensembles alors ? Pourtant ils se tirent tous dans les pattes pour avoir de plus grandes parts de marchés que leurs concurrents.
Autre objection : bien sûr qu'on veut orienter les opinions (même remarque que précédemment sur "l'opinion" : c'est celle de qui ?), c'est à ça que ça sert un média : diffuser une opinion. Maintenant il me semble qu'en démocratie on suppose que l'électeur moyen a suffisamment de recul pour choisir entre x politiques dont le métier est aussi d'influencer l'opinion. Pourquoi dans le domaine de la politique ce serait bien (le fameux débat citoyen) et que ça serait soudainement néfaste sur d'autres sujets traités d'autre manière par d'autres personnes ?
La responsabilité est une qualité qui est attachée a une personne, à la limite ce peut être une personne morale de type société anonyme qui est responsable de ses actes par exemple en matière d'environnement. Mais "les médias" c'est qui ? C'est France Télévison ? C'est le groupe lagardère ? TF1 ? AB productions ? Tous mélangés ensembles alors ? Pourtant ils se tirent tous dans les pattes pour avoir de plus grandes parts de marchés que leurs concurrents.
Autre objection : bien sûr qu'on veut orienter les opinions (même remarque que précédemment sur "l'opinion" : c'est celle de qui ?), c'est à ça que ça sert un média : diffuser une opinion. Maintenant il me semble qu'en démocratie on suppose que l'électeur moyen a suffisamment de recul pour choisir entre x politiques dont le métier est aussi d'influencer l'opinion. Pourquoi dans le domaine de la politique ce serait bien (le fameux débat citoyen) et que ça serait soudainement néfaste sur d'autres sujets traités d'autre manière par d'autres personnes ?
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Trompeur:1Posté il y a 50 mois
Réponse à Kassad
Le "on" correspond aux médias... "on nous montre", c'est à dire "ils nous montrent"
Bien sur certaines personnes font la part des choses entre ce qui est dit et l'idée qu'il faut s'en faire, je pense en faire partie. Quand j'entends qu'un arabe a tué quelqu'un, ce n'est pas pour autant que je mets tous les arabes dans le même sac... et tant mieux, mais celui qui est devant sa télé au fond fond de la creuse (je dis ça au hasard, ça peut aussi être au fin fond du 8ème arrondissement de Paris) ne prend pas toujours le recul nécessaire à la réflexion.
Et puis je suis désolée, mais aujourd'hui le Journal TV est générallement à la gloire de notre président, il est partout et pourquoi? parce qu'il baisse dans les sondages, parce qu'il veut être sur le devant de la scène et parce qu'il veut que les citoyens français l'aiment...d'où le 4ème pouvoir!!
Bien sur certaines personnes font la part des choses entre ce qui est dit et l'idée qu'il faut s'en faire, je pense en faire partie. Quand j'entends qu'un arabe a tué quelqu'un, ce n'est pas pour autant que je mets tous les arabes dans le même sac... et tant mieux, mais celui qui est devant sa télé au fond fond de la creuse (je dis ça au hasard, ça peut aussi être au fin fond du 8ème arrondissement de Paris) ne prend pas toujours le recul nécessaire à la réflexion.
Et puis je suis désolée, mais aujourd'hui le Journal TV est générallement à la gloire de notre président, il est partout et pourquoi? parce qu'il baisse dans les sondages, parce qu'il veut être sur le devant de la scène et parce qu'il veut que les citoyens français l'aiment...d'où le 4ème pouvoir!!
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Intéressant:1Posté il y a 50 mois
Die spiegel
En Allemagne un journal, un quotidien s'intitule die spiegel, ce qui signifie le miroir.
Je trouve ce titre assez pertinent. Finalement quoi? Le journal se donne pour objectif d'être le reflet de l'actualité.
Le métier de journaliste n'est pas évident, le journaliste doit à la fois présenter des points de vues différents tout en restant neutre.
Mais à tout cela s'ajoute le code commercial. Tous les journalistes, même les plus impartiaux, doivent prendre en compte ce code. On vendra plus un journal si l'on y voit Sarko et sa femme que si on y voit la dernière tortue je ne sais quoi en voie de disparition.
C'est comme ça. Pourquoi parce que le lecteur est dans une attente et il faut combler cette attente. Il attend des informations. Et pour vendre à ce lecteur il faut lui donner ce qu'il a envie de voir. C'est dommage car c'est souvent au péril de l'information.
Je pense que leur responsabilité est diminuée, dans le sens ou eux aussi sont inscrits dans une dynamique qu'ils ne maîtrisent pas forcément. Je pense d'ailleurs que cela doit être assez frustrant pour certain d'entre eux. Etre obligé de parler d'un partie politique auquel on adhère pas et prononcer écrire 50 fois par jour le nom du dirigeant de ce partie parce-que c'est vendeur c'est accrocheur, je pense que ce doit être pénible. Mais il faut parler de ce que les gens veulent entendre parler.
Alors peut être que finalement ils devraient en avoir une responsabilité les journalistes celle d'informer envers et contre tout. Contre les pressions politiques, économiques, ect...Mais je n'ai pas le sentiment que ce soit ce que font la majeure partie des journalistes.
Je trouve ce titre assez pertinent. Finalement quoi? Le journal se donne pour objectif d'être le reflet de l'actualité.
Le métier de journaliste n'est pas évident, le journaliste doit à la fois présenter des points de vues différents tout en restant neutre.
Mais à tout cela s'ajoute le code commercial. Tous les journalistes, même les plus impartiaux, doivent prendre en compte ce code. On vendra plus un journal si l'on y voit Sarko et sa femme que si on y voit la dernière tortue je ne sais quoi en voie de disparition.
C'est comme ça. Pourquoi parce que le lecteur est dans une attente et il faut combler cette attente. Il attend des informations. Et pour vendre à ce lecteur il faut lui donner ce qu'il a envie de voir. C'est dommage car c'est souvent au péril de l'information.
Je pense que leur responsabilité est diminuée, dans le sens ou eux aussi sont inscrits dans une dynamique qu'ils ne maîtrisent pas forcément. Je pense d'ailleurs que cela doit être assez frustrant pour certain d'entre eux. Etre obligé de parler d'un partie politique auquel on adhère pas et prononcer écrire 50 fois par jour le nom du dirigeant de ce partie parce-que c'est vendeur c'est accrocheur, je pense que ce doit être pénible. Mais il faut parler de ce que les gens veulent entendre parler.
Alors peut être que finalement ils devraient en avoir une responsabilité les journalistes celle d'informer envers et contre tout. Contre les pressions politiques, économiques, ect...Mais je n'ai pas le sentiment que ce soit ce que font la majeure partie des journalistes.
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+5
Constructif:1Posté il y a 50 mois
Réponse à soko
Je parlerais plus de responsabilité répartie que diminuée. Mais je suis d'accord avec toi.
"Alors peut être que finalement ils devraient en avoir une responsabilité les journalistes celle d'informer envers et contre tout. Contre les pressions politiques, économiques, ect...Mais je n'ai pas le sentiment que ce soit ce que font la majeure partie des journalistes."
Mais pour moi, que les journalistes ne fassent pas ce qu'il devraient faire, car dans une grosse machine comme le suggère steph ne leur enlève pas qu'il ont une responsabilité, en tant que journaliste censés "informer".
"Alors peut être que finalement ils devraient en avoir une responsabilité les journalistes celle d'informer envers et contre tout. Contre les pressions politiques, économiques, ect...Mais je n'ai pas le sentiment que ce soit ce que font la majeure partie des journalistes."
Mais pour moi, que les journalistes ne fassent pas ce qu'il devraient faire, car dans une grosse machine comme le suggère steph ne leur enlève pas qu'il ont une responsabilité, en tant que journaliste censés "informer".
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Constructif:2Posté il y a 50 mois
Objections(ssSS) à Steph et Kassad (en faveur du camp Oui)
Tain je m'étais dit que je posterais plus ces jours à cause de trop de taf, mais là je bondis, donc rapidement :
o D'abord Steph :
"Les médias montrent ce que les gens veulent voir. S'ils montraient autre chose, ils ne vendraient plus leurs journaux ou espaces publicitaires."
Certes, mais évidemment quand offre médiatique est quasi-uniforme. Encore une fois, ça ne leur enlève par pour autant leur responsabilité de journaliste. On est responsable quand on desinforme ou quand on informe mal. Et vu que je sens l'argument venir, je précise n'ai jamais adhérer au "si c'est pas moi qui le fait, ce serait un autre" qui légitiment toutes les dérives.
Une personne peut dire n'importe quoi, un petit groupe dirigeant aussi, mais si un groupe énorme comme celui de l'ensemble des médias, s'accorde plus ou moins sur quelque chose, c'est pour des raisons de fond. C'est-à-dire que si on remplaçait chaque journaliste par un autre, on aboutirait au même résultat."
Je connaissais "le responsable mais pas coupable", mais la tu vas encore plus loin ;)
Que tu participe à une activité beaucoup plus large, st-ce pour autant excusable ? Je pense à un exemple au moment de loi sur la rétention de sûreté (que je trouve tout bonnement scandaleuse, mais ici ça n'engage que moi), ou quand l'opinion public n'était pas encore bien situé, on nous pond un article magnifique dans le figaro, reparlant d'un violeur/tueur récidiviste qui annonçait qu'il allait recommencer, de fait juste après on a fait un beau sondage qui a montré que "les français" étaient pour. La grande classe ! Une mécanique qui roule quoi.
Et pour les "raisons de fond", rien que pour parler de la télé, si le service public s'aligne sur TF1 (même avant l'ère de notre nouveau président), c'est justement pour ne pas perdre ses parts de marché, face à la première chaîne d'Europe, et non par un soucis d'information. Donc la je te rejoins, dire de la merde pour dire de la merde, mais parce qu'on fait croire aux gens que c'est ce qu'ils veulent (thématique de l'insécurité par exemple).
o Ensuite pour Kassad et la notion de "responsabilité". Deux facons de voir :
- soit on prend une définition fermée, une "personne" ou "société anonyme". On reprend les termes exacts du débat "médias en général", tu as résolu "logiquement" la question et il ne sert plus à rien d'en débattre.
- soit une définition plus large tirée de la première, "les médias" comme agrégation de personnes ou de dirigieants, cadres, journalistes, etc, autant qui participent à cette entreprise. De là on peut se poser la question de l'implication de chacun dans nos choix de sociétés, du pouvoir (merci JCD39) des médias, de leur impact réel sur l'opinion public, etc...
o Pour Kassad comme pour Steph, je dirais qu'il est beaucoup trop facile de dilluer les questions de responsabilité societales dans la masse, Ok s'il n'y a pas UN responsable qui dit "tiens on fait comme ca", il y a pour autant un tas de gens qui ont participé à cet état de fait (les médias sont nés un jour et ont évolués sous l'influence de personnes) et qui, certes influés par cet état de fait, ne le remettent pas en cause et le légitime. Je suis d'accord avec Bodelr sur la "responsabilité" de l'informateur. Si en tant que journaliste tu dis de la merde, se cacher derrière "c'est comme çà, c'est pas moi, c'est le système", n'enleve en rien au fait que tu es l'auteur de tel article même si tu participe à une ligne editoriale qui participe elle-meme à d'autres intérêts qui diffèrent complètement de ta mission d'information, par le simple fait que tu participes.
o Je ne crois pas en une responsabilité absolue de l'acteur, ce serait illusoire, mais je suis agacé par un système politique qui responsabilise à outrance l'individu "responsable" de sa condition (stigmatisation des chômeurs, des immigrés en oubliant la colonisation et les politiques d'immigration, répression en général) et qui à la fois ôte toutes responsabilité aux grands groupes (Médiatiques, pétrochimiques, financiers, etc) dès que quelque chose de contestable se passe.
o D'abord Steph :
"Les médias montrent ce que les gens veulent voir. S'ils montraient autre chose, ils ne vendraient plus leurs journaux ou espaces publicitaires."
Certes, mais évidemment quand offre médiatique est quasi-uniforme. Encore une fois, ça ne leur enlève par pour autant leur responsabilité de journaliste. On est responsable quand on desinforme ou quand on informe mal. Et vu que je sens l'argument venir, je précise n'ai jamais adhérer au "si c'est pas moi qui le fait, ce serait un autre" qui légitiment toutes les dérives.
Une personne peut dire n'importe quoi, un petit groupe dirigeant aussi, mais si un groupe énorme comme celui de l'ensemble des médias, s'accorde plus ou moins sur quelque chose, c'est pour des raisons de fond. C'est-à-dire que si on remplaçait chaque journaliste par un autre, on aboutirait au même résultat."
Je connaissais "le responsable mais pas coupable", mais la tu vas encore plus loin ;)
Que tu participe à une activité beaucoup plus large, st-ce pour autant excusable ? Je pense à un exemple au moment de loi sur la rétention de sûreté (que je trouve tout bonnement scandaleuse, mais ici ça n'engage que moi), ou quand l'opinion public n'était pas encore bien situé, on nous pond un article magnifique dans le figaro, reparlant d'un violeur/tueur récidiviste qui annonçait qu'il allait recommencer, de fait juste après on a fait un beau sondage qui a montré que "les français" étaient pour. La grande classe ! Une mécanique qui roule quoi.
Et pour les "raisons de fond", rien que pour parler de la télé, si le service public s'aligne sur TF1 (même avant l'ère de notre nouveau président), c'est justement pour ne pas perdre ses parts de marché, face à la première chaîne d'Europe, et non par un soucis d'information. Donc la je te rejoins, dire de la merde pour dire de la merde, mais parce qu'on fait croire aux gens que c'est ce qu'ils veulent (thématique de l'insécurité par exemple).
o Ensuite pour Kassad et la notion de "responsabilité". Deux facons de voir :
- soit on prend une définition fermée, une "personne" ou "société anonyme". On reprend les termes exacts du débat "médias en général", tu as résolu "logiquement" la question et il ne sert plus à rien d'en débattre.
- soit une définition plus large tirée de la première, "les médias" comme agrégation de personnes ou de dirigieants, cadres, journalistes, etc, autant qui participent à cette entreprise. De là on peut se poser la question de l'implication de chacun dans nos choix de sociétés, du pouvoir (merci JCD39) des médias, de leur impact réel sur l'opinion public, etc...
o Pour Kassad comme pour Steph, je dirais qu'il est beaucoup trop facile de dilluer les questions de responsabilité societales dans la masse, Ok s'il n'y a pas UN responsable qui dit "tiens on fait comme ca", il y a pour autant un tas de gens qui ont participé à cet état de fait (les médias sont nés un jour et ont évolués sous l'influence de personnes) et qui, certes influés par cet état de fait, ne le remettent pas en cause et le légitime. Je suis d'accord avec Bodelr sur la "responsabilité" de l'informateur. Si en tant que journaliste tu dis de la merde, se cacher derrière "c'est comme çà, c'est pas moi, c'est le système", n'enleve en rien au fait que tu es l'auteur de tel article même si tu participe à une ligne editoriale qui participe elle-meme à d'autres intérêts qui diffèrent complètement de ta mission d'information, par le simple fait que tu participes.
o Je ne crois pas en une responsabilité absolue de l'acteur, ce serait illusoire, mais je suis agacé par un système politique qui responsabilise à outrance l'individu "responsable" de sa condition (stigmatisation des chômeurs, des immigrés en oubliant la colonisation et les politiques d'immigration, répression en général) et qui à la fois ôte toutes responsabilité aux grands groupes (Médiatiques, pétrochimiques, financiers, etc) dès que quelque chose de contestable se passe.
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