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test ADN de paternité en vente libre
pour ou contre
Créé par lostman il y a 50 mois
j'ai vu quelque part que des sociétés vendaient des test ADN de paternité ( on envoie un échantillon anonyme au labo et on reçoit la réponse)
en France il faut une décision d'un juge.
Contre :
Ca pose le problème de la notion de famille en France ( ceux qui élèvent l'enfant) et des risque de problèmes encourus si on sait
Pour: le droit de savoir
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Réponses
+4
Constructif:4Posté il y a 50 mois
ADN , identité et parentalité biologique ....
Difficile d'être catégorique car les cas sont tous plsu ou moins individuels et surtout comme on touche à l'identité humaine (c'est qui ma parentalité à moi ?), sujet sensible car faisant référence à l'essence même de notre existence.
Si on ne regarde que l'utilisation du test dans la recherche de parternité.
Doit-elle être réglementée par un système judiciaire qui souvent, par souci de prétection non négligeable des enfants, n'autorisent que très rarement ce type d'examen et en cas de refus , laisse planer le doute sur un sujet de grande importance - car doute, il y a (s'il a été formulé une demande ce n'est pas le refus qui a levé le doute). Quel désastre que de vivre sans savoir si cet enfant est le mien ou non, quel incidence cela a sur cet enfant? Dans ce contexte, je serai assez pour de faciliter cet examens ADN mais que celui ci soit accompagné notamment quand l'enfant risque de souffrir du résultat.
Cet examen fait librement pose aussi la question de l'importance de la signature biologique dans le développement humain. Un être humain es-il l'ADN de ses parents , ou se développe-t-il tout au long de sa vie à travers ce que son entourage a su lui apporter d'amour, d'écoute, de curiosité, de difficultés à surmonter....Les dérives identitaires arrivent vite, le classement et la sélection étant la panacé des réflexes sécuritaires.
Si on ne regarde que l'utilisation du test dans la recherche de parternité.
Doit-elle être réglementée par un système judiciaire qui souvent, par souci de prétection non négligeable des enfants, n'autorisent que très rarement ce type d'examen et en cas de refus , laisse planer le doute sur un sujet de grande importance - car doute, il y a (s'il a été formulé une demande ce n'est pas le refus qui a levé le doute). Quel désastre que de vivre sans savoir si cet enfant est le mien ou non, quel incidence cela a sur cet enfant? Dans ce contexte, je serai assez pour de faciliter cet examens ADN mais que celui ci soit accompagné notamment quand l'enfant risque de souffrir du résultat.
Cet examen fait librement pose aussi la question de l'importance de la signature biologique dans le développement humain. Un être humain es-il l'ADN de ses parents , ou se développe-t-il tout au long de sa vie à travers ce que son entourage a su lui apporter d'amour, d'écoute, de curiosité, de difficultés à surmonter....Les dérives identitaires arrivent vite, le classement et la sélection étant la panacé des réflexes sécuritaires.
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Pertinent:4Posté il y a 50 mois
Ok pour la vente, moins pour l'uage...
Je n'ai rien contre la vente libre de tests, pourtant l'utilisation, ou plutôt les implications de la demande pour de tels tests me dérange. Pour moi le fait qu'il y ait une demande pour ce genre de tests est l'illustration d'une méconception (selon moi) de l'identité qui se répand : mais je suis conscient que casser le thermomètre n'aura pas d'effet sur la fièvre.
Donc c'est surtout la fuite en avant vers l'identité génétique qui m'ennuie. Plus profondément j'y vois une recherche "rationelle" d'ipséité, ce qui n'est pas philosophiquement tenable selon moi (mais on n'a pas besoin d'aller jusque là). La définition actuelle de l'identité, notamment juridique, est heurtée de plein fouet par ces pratiques. Juridiquement le père (pour la mère c'est moins flou quoiqu'avec les développements des mères porteuses etc. le problème ne va plus simplement rester du simple domaine théorique) est celui déclaré comme tel. Là on introduit par la bande une notion de "père biologique" différente de la notion acceptée actuellement et le clash entre les deux ne va pas être négligeable.
A mon avis on va rapidement voire apparaître des histoires de "à l'insu de son plein gré un homme qui avait découvert que son fils n'était pas de lui décide de..." et autres histoires de pensions alimentaires refusées "parce que c'est pas mon fils adnique" etc. En attendant un peu plus longtemps on verra poindre toutes les histoires encore plus folles de tests ratés/infaisables (jumeaux homozygotes accusés d'être père dont on ne peut départager lequel est le bon, mais ça c'est du déjà fait) etc.
Le problème est que de chercher à définir une "bonne" conception de l'identité est une course perdue d'avance : c'est donc un processus sans fin, toujours plus coercitif. Une illustration concrète et emblématique des effets néfastes sur la liberté est le comportement des douanes américaines. Un bref retour en arrière de 10 ans nous montre qu'on pouvait entrer dans le pays avec un simple passeport. Puis il fut demandé que ce passeport soit électronique (pour vérifier sur une BD que vous êtes bien le bon). Ils se sont mis à prendre en photo (pour comparer lors d'une visite ultérieure), enfin ils se sont mis à prendre les empreintes digitales (une, puis deux et maintenant certains aéroports en prennent les 10 doigts). La question n'est plus : vont ils aller jusqu'à me faire cracher dans un bassinet pour vérifier mon code ADN ? mais : quand vont ils le faire ?
Donc c'est surtout la fuite en avant vers l'identité génétique qui m'ennuie. Plus profondément j'y vois une recherche "rationelle" d'ipséité, ce qui n'est pas philosophiquement tenable selon moi (mais on n'a pas besoin d'aller jusque là). La définition actuelle de l'identité, notamment juridique, est heurtée de plein fouet par ces pratiques. Juridiquement le père (pour la mère c'est moins flou quoiqu'avec les développements des mères porteuses etc. le problème ne va plus simplement rester du simple domaine théorique) est celui déclaré comme tel. Là on introduit par la bande une notion de "père biologique" différente de la notion acceptée actuellement et le clash entre les deux ne va pas être négligeable.
A mon avis on va rapidement voire apparaître des histoires de "à l'insu de son plein gré un homme qui avait découvert que son fils n'était pas de lui décide de..." et autres histoires de pensions alimentaires refusées "parce que c'est pas mon fils adnique" etc. En attendant un peu plus longtemps on verra poindre toutes les histoires encore plus folles de tests ratés/infaisables (jumeaux homozygotes accusés d'être père dont on ne peut départager lequel est le bon, mais ça c'est du déjà fait) etc.
Le problème est que de chercher à définir une "bonne" conception de l'identité est une course perdue d'avance : c'est donc un processus sans fin, toujours plus coercitif. Une illustration concrète et emblématique des effets néfastes sur la liberté est le comportement des douanes américaines. Un bref retour en arrière de 10 ans nous montre qu'on pouvait entrer dans le pays avec un simple passeport. Puis il fut demandé que ce passeport soit électronique (pour vérifier sur une BD que vous êtes bien le bon). Ils se sont mis à prendre en photo (pour comparer lors d'une visite ultérieure), enfin ils se sont mis à prendre les empreintes digitales (une, puis deux et maintenant certains aéroports en prennent les 10 doigts). La question n'est plus : vont ils aller jusqu'à me faire cracher dans un bassinet pour vérifier mon code ADN ? mais : quand vont ils le faire ?
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Constructif:1
Intéressant:1Posté il y a 50 mois
Inevitable
Je suis extremement pessimiste quant a la possibilite de limiter l'usage
de test ADN a la sphere purement judiciaire. L'usage de la biometrie se
generalisant, je ne vois aucunes raisons a ce que ca ne se realise pas.
donc pour savoir si c'est un bien ou un mal(e). Comment dire ?
je dirais que la question est mal posee. comment faire pour encadrer de
telles pratiques pour ne pas aboutir a des situations folles.
ca releve de la bio-ethique. par contre, dans un monde qui se radicalise sur
les questions religieuses (Status du foetus et remise en
question du droit a l'IVG) je pense qu'il faut au moins faire tres attention
au cas du test de paternite pre-natal. la question peut se poser de maniere
tres aigue pour la femme s'il n'y a pas accord avec un pere biologique.
que faire si la revendication paternelle va contre le souhait de la mere ?
La preuve biologique peut venir distordre encore plus un choix deja menace.
de test ADN a la sphere purement judiciaire. L'usage de la biometrie se
generalisant, je ne vois aucunes raisons a ce que ca ne se realise pas.
donc pour savoir si c'est un bien ou un mal(e). Comment dire ?
je dirais que la question est mal posee. comment faire pour encadrer de
telles pratiques pour ne pas aboutir a des situations folles.
ca releve de la bio-ethique. par contre, dans un monde qui se radicalise sur
les questions religieuses (Status du foetus et remise en
question du droit a l'IVG) je pense qu'il faut au moins faire tres attention
au cas du test de paternite pre-natal. la question peut se poser de maniere
tres aigue pour la femme s'il n'y a pas accord avec un pere biologique.
que faire si la revendication paternelle va contre le souhait de la mere ?
La preuve biologique peut venir distordre encore plus un choix deja menace.
Un commentaire
lostman : mal posee , mal posee ... moi j'ai juste vu ça au infos et ça m'a interpelé
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Intéressant:3Posté il y a 50 mois
Réponse au débat
Plusieurs éléments sont en jeu dans ce débat ou j'ai du mal à me situer : par exemple suis-je propriétaire de mon ADN , ou dois -t-on considérer qu'envoyer un de mes cheveux à un labo est un vol d'ADN.
Comme on est dans le thème société on doit tenir compte de la lenteur de la justice et c'est essentiellement la raison pour la quelle je penche légèrement pour le pour.
Situations étranges néanmoins qui peuvent en découler : un père qui va voler le cheveux d'un gamin , fait le test puis vient en revendiquant des droits.
La ou c'est un peu bizarre c'est que j'ai l'impression qu' émotionnellement j'ai envie que la mère a tous les droits à la naissance de savoir, de communiquer ou pas même celui de laisser dans l'ignorance le père biologique et ce le plus rapidement possible. C'est d'autant plus bizarre que c'est la première fois ou je ne me sens pas pour l'égalité des sexes, pourtant il m'est arrivé une situation similaire et j'avais vraiment envie de savoir heureusement (pour l'enfant en tout cas) j'ai pu savoir que ce n'était pas moi) Pour en revenir au débat je pense néanmoins que le choix, quel qu'il soit, doit être assumé après si on choisit de rester avec son partenaire on ne peut pas revenir cinq ans après avec un test et demander une participation au père biologique.
Comme on est dans le thème société on doit tenir compte de la lenteur de la justice et c'est essentiellement la raison pour la quelle je penche légèrement pour le pour.
Situations étranges néanmoins qui peuvent en découler : un père qui va voler le cheveux d'un gamin , fait le test puis vient en revendiquant des droits.
La ou c'est un peu bizarre c'est que j'ai l'impression qu' émotionnellement j'ai envie que la mère a tous les droits à la naissance de savoir, de communiquer ou pas même celui de laisser dans l'ignorance le père biologique et ce le plus rapidement possible. C'est d'autant plus bizarre que c'est la première fois ou je ne me sens pas pour l'égalité des sexes, pourtant il m'est arrivé une situation similaire et j'avais vraiment envie de savoir heureusement (pour l'enfant en tout cas) j'ai pu savoir que ce n'était pas moi) Pour en revenir au débat je pense néanmoins que le choix, quel qu'il soit, doit être assumé après si on choisit de rester avec son partenaire on ne peut pas revenir cinq ans après avec un test et demander une participation au père biologique.
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Intéressant:1
Constructif:1Posté il y a 50 mois
Réponse à lostman
Je suis d'accord avec toi, on ne peut pas venir revendiquer d'un seul coup la participation du père biologique si la on ne l'a jamais prévenu de l'existence de l'enfant. C'est bien la raison pour laquelle ce genre de teste n'est pas admis en France (sauf pour les tests ADN dans le cadre de l'immigration, mais c'est un autre débat, qui existe d'ailleurs sur débarena). Ils sont vraiment fous ces américains!
Dans l'autre sens, est-ce qu'un homme, dont l'ancienne partenaire n'a jamais souhaité révéler l'existence d'un enfant, peut débarquer et, soupçonnant une paternité se serve de ce genre de test.
Je n'y suis pas vraiment favorable, car même si j'admet que le renoncement est douloureux pour le présumé papa, l'annonce de la paternité à l'enfant peut être très perturbante. Ou alors elle devrait s'accompagner d'un étayage psychologique (durant quelques mois et/ou selon le contexte).
De plus, même si la nature est injuste, c'est aussi un pouvoir en tant que femme de révéler une paternité ou pas. Durant des millénaires, la femme n'a pas été en mesure de disposer de son corps (quand un grossesse arrivait, elle était bien obligé de faire avec!), donc ce pouvoir venait contrebalancer tous les désavantages liés à la grossesse.
J'admets que ce pouvoir est contestable aujourd'hui, puisque une palette de possibilité s'offre à nous pour choisir le partenaire et le moment.
Dans l'autre sens, est-ce qu'un homme, dont l'ancienne partenaire n'a jamais souhaité révéler l'existence d'un enfant, peut débarquer et, soupçonnant une paternité se serve de ce genre de test.
Je n'y suis pas vraiment favorable, car même si j'admet que le renoncement est douloureux pour le présumé papa, l'annonce de la paternité à l'enfant peut être très perturbante. Ou alors elle devrait s'accompagner d'un étayage psychologique (durant quelques mois et/ou selon le contexte).
De plus, même si la nature est injuste, c'est aussi un pouvoir en tant que femme de révéler une paternité ou pas. Durant des millénaires, la femme n'a pas été en mesure de disposer de son corps (quand un grossesse arrivait, elle était bien obligé de faire avec!), donc ce pouvoir venait contrebalancer tous les désavantages liés à la grossesse.
J'admets que ce pouvoir est contestable aujourd'hui, puisque une palette de possibilité s'offre à nous pour choisir le partenaire et le moment.
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Intéressant:1Posté il y a 50 mois
juste une autre situation (eh oui c'est compliqué)
un femme qui a deux partenaires ou qui vient de rompre avec quelqu'un il n'y a pas longtemps et qui veut savoir sans faire de vagues qui est le père.
PS: au cas ou besoin en est je rappelle qu'on n'est pas la pour juger comment elle s'est retrouvée là ni pourquoi elle estime que c'est important.
PS: au cas ou besoin en est je rappelle qu'on n'est pas la pour juger comment elle s'est retrouvée là ni pourquoi elle estime que c'est important.
2 commentaires
filledesmers : Mais je trouverai dommage qu'elle s'en serve contre le père pour le forcer à reconnaître l'enfant ( Si jamais le test identifie le père mais que celui-ci ne désire pas cet enfant) Puisqu'aujourd'hui on a la possibilité de connaître la grossesse suffisamment tôt pour la poursuivre ou pas, je pense que ça ne serait pas une bonne chose de forcer un homme à reconnaître un paternité qui l'avait clairement refusé dès le début. C'est pour ça que je ne suis pas forcément pour ce genre de test, ou alors il faudrait tout un arsenal juridique autour, ce qui n'est pas simple!
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Intéressant:1Posté il y a 50 mois
Difficile de se situer
En effet.. pas évident de se situer.
Je vois du pour comme du contre :
- Souvent, il vaut mieux savoir que de rester dans le doute
- ...Mais toujours tout savoir enlève beaucoup de charme à la vie
- L'adn propose une réponse simple à l'indéfinissable notion d'identité
- L'adn propose une réponse simple à l'indéfinissable notion d'identité
Pour trancher, il faut peut-être se demander à quoi ressemblerait une société où ce genre d'initiatives se serait généralisé, et surtout, est-ce qu'on aimerait y vivre ?
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