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La recherche fondamentale publique ...
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Créé par mat il y a 51 mois
J'aimerais connaitre les avis et arguments concernant la recherche fondamentale publique, ne connaissant pas vos formations/metiers/etc. respectifs, et esperant qu'ils sont assez varies.
Il y a deux points dans ce debat : "recherche fondamentale" et "publique".
Precisions :
o Par recherche fondamentale publique, j'entends par exemple la physique (plutot theorique), les maths, mais on peut aussi elargir a des disciplines comme l'histoire ou la philosophie. Ce sont, en gros, des disciplines qui n'ont pas d'application a court terme, par "opposition" a la recherche appliquee (micro/nano-electronique, informatique, mais aussi economie, psychiologie, medecine, etc.)
o Par recherche publique, je voudrais soulever le point des financements publics de la recherche (universites, CNRS, etc.).
- Estimez-vous normal que "notre argent" (impots) finance une recherche sans application directe, a court terme ?
- Est ce que la recherche fondamentale est utile ?
- Est ce qu'on pourrait la faire financer par des organismes prives ? Est ce que ce serait mieux ?
- Les montants des projets de recherche fondamentale (la, je parle plutot de sciences dites "dures") sont-ils deraisonnables ? Indecents ? Normaux ? Justifies ?
Ces premieres questions ne sont que des pistes, j'espere que le debat en amenera d'autres. Surtout si vous etes des non-scientifiques, votre avis m'interesse.
J'ai mis ce debat dans societe, parce que c'est plus le lien avec la societe qui m'interesse, sur les financements, la communication, les organismes publics de recherche, ...
+25
Intelligent:1
Mouais...:1
Touchant:2
Pertinent:2Nous sommes sur une petite île (en faveur du camp Pour)
C'est pour ces raisons que certains d'entre nous sont des explorateurs. Ils partent là où nous n'allons jamais, pendant très longtemps. C'est vrai que généralement, ils reviennent bredouilles : derrière la montagne il n'ont trouvé que le désert ou alors après des semaines de navigation, ils n'ont trouvé que de l'eau. C'est vrai aussi qu'ils ne ramènent pas à manger : c'est nous qui nous en occupons pour eux. Mais ils ont toujours des histoires à nous raconter, et parfois : ils ramènent quelque chose !
Certains d'entre nous trouvent injuste que les explorateurs ne travaillent pas dans les champs comme les autres. Ils disent qu'ils ne servent à rien et qu'ils feraient mieux d'améliorer les outils qu'on utilise tous les jours. Ils ont peut-être raison, mais dans le fond je crois qu'ils aiment écouter les récits des explorateurs autant que nous. Et puis ils utilisent tous les jours leurs découvertes passées.
(ouais je sais, j'ai craqué !)
+1

Constructif:2soutien a Steph.
Je suis un scientifique, et c'est pas toujours facile d'expliquer aux gens l'interet de la recherche fondamentale.
C'est pour ca que j'ai pose ce debat : pour savoir ce que vous pensez des "explorateurs" justement. Pour reprendre les excellents termes de Steph, les explorateurs partent pour longtemps et doivent bien manger un peu, alors on leur donne un peu des recoltes auxquelles ils ne participent pas. Beaucoup de gens estiment que ce n'est pas normal.
Pour faire un lien avec la politique, il y a aussi le probleme du chef du village qui ne veut pas que les explorateurs aillent partout ou ils veulent. Il a entendu dire qu'a l'est il y a une terre avec des gens qui connaissent de nouveaux outils, qu'on pourra utiliser ici. Alors il decide de donner a manger seulement a ceux qui partent vers l'est. Pour les explorateurs, les seules solutions sont alors :
- partir vers l'est, en prenant a manger
- partir vers l'ouest, mais ils devront trouver a manger tous seuls
- convaincre le chef de leur donner a manger en allant vers l'est, mais ca prend beaucoup de temps et d'energie, et entre temps, le bateau vieillit, et il y a aussi le chef du village voisin : on dit que lui accepte de nourrir ceux qui vont vers l'ouest.
Je vais preparer un argument un peu plus fourni, et je le posterai prochainement.
Steph, est ce que tu m'autorises a utiliser ta metaphore ? ;-)

Intéressant:1Réponse à Steph

Constructif:1Réponse à Khali
Quand tu te satisfais de ce que tu as, tu n'avances pas.
Je dis pas qu'on est plus heureux qu'il y a 100 ans ou 1000 ans, parce que ca depend de ce que tu entends par etre heureux. Avant, on n'etait pas malheureux de pas avoir acces a internet, parce qu'internet n'existait pas. L'idee de bonheur change dans le temps et l'espace, mais c'est un autre debat.
Si les habitants de l'ile se contentent de ce qu'ils ont, ils continuent a se lever le matin, aller labourer le champ, manger. Ils sont heureux, peut etre, oui. Mais tu ne peux pas les empecher de lever les yeux vers le ciel, de regarder cette montagne et de vouloir savoir ce qu'il y a derriere, de se demander ou ils arriveront s'ils creusent le sol assez loin. Si tu es le chef de ce village, et que tu les empeches de penser, ca s'appelle de l'esclavage.
Peut etre que tu peux dire que tu t'en fiches, de l'histoire de l'univers, ou de la philosophie de l'antiquite. Peut etre que tu ne te poses aucune question.
Je pense que c'est un besoin de l'humanite, que de satisfaire sa curiosite.
Pour repondre aussi a ton autre argument "Auto-regulation", je pense que tu te trompes dans ta notion de besoin. Les besoins dont tu parles sont tout a fait reels, maladies ou maison plus grande. Mais le besoin de comprendre, le besoin d'explorer, le besoin de se souvenir, sont aussi des besoins que les hommes ont.
Pour finir, tu dis "le jour ou on en aura besoin, on bossera dessus naturellement". Je vais te donner des exemples de la physique, puisque c'est ce que je connais.
On a trouve les rayons X non pas parce qu'on cherchait un moyen de faire des radios, mais presque par hasard. Aujourd'hui, on s'en sert en medecine, entre autres. Si on avait demande a des chercheurs de trouver un moyen d'observer les os dans le corps, ils n'auraient jamais trouve les rayons X.
Un autre exemple souvent cite est celui de la relativite generale, sans laquelle le GPS ne serait pas aussi precis.
On peut aussi mentionner la mecanique quantique, qui permet de faire marcher les appareils electroniques, ou la decouverte de l'antimatiere (les positrons, en l'occurrence) pour faire des images du cerveau.
Un conseil : n'attends pas d'avoir besoin de quelquechose pour le faire ... :-)

Avancer
Finalement, ce qui compte pour nous c'est d'avancer. Peu importe la destination dans le fond (sauf si c'EST le fond). Au niveau d'un individu c'est pareil : il faut avoir des projets, quelque chose qui motive à se lever le matin, sinon c'est la déprime.
En fait si on cherche, c'est plus pour chercher que pour trouver (heureusement d'ailleurs car ils sont peu nombreux ceux qui trouvent !)
+22
Pertinent:2Réponse au débat (en faveur du camp Pour)
Pourquoi? Parce que les industries privées ne cherchent qu'à générer des bénéfices. De fait, elle ne se tourne que vers ce qui lui semble le plus rentable Exemple: les industries pharmaceutiques cherchent des traitements contre le cancer, ce n'est malheureusement pas par philantropisme mais bien parce que c'est LA maladie du siècle. D'autres maladies, bien moins "rentables" sont ignorées, heureusement que la recherche publiques est là (avec des financements toujours insuffisant, c'est sur)!
Par ailleurs, le danger de laisser la recherche dan le domaine privé, c'est les Brevets. He oui! Un Vaccin contre le sida? Génial! Sauf que la recherche privée va le vendre une fortune et ce vaccin ne pourra pas être diffusé dans les pays qui en ont le plus besoin.
Enfin, la recherche ne concerne pas seulement le domaine scientifique, et tu as raison d'insister sur ce point Mat. les sciences humaines sont tout aussi importantes pour l'humanité. Les sciences humaines? Mais putain la philo ça sert à quoi? A rien sinon à se prendre la tête!! Et l'Histoire, mais qu'est ce qu'on s'en fout!....C'est sur que ça ne rapporte rien à court terme.
D'où l'intérêt d'une recherche fondamentale financée par des fonds public: c'est la garantie que les savoirs qui font de nous des sociétés de culture ne soient par troqués contre du pognon!
J'espère t'avoir répondu, mais ça ne va pas plus loin que les ""pistes " que tu as donné au sujet.
+11
Pertinent:1Utilité à long terme
Par définition, on ne sait pas à quoi peut servir une chose qu'on ne connait pas encore. Et parfois, sur le moment la découverte ne servira à rien, car dans le contexte des connaissances actuelles, on ne sait pas l'exploiter. C'est comme si j'inventais l'ampoule, mais que l'électricité n'existait pas encore.
Mon propos est de montrer que contrairement aux idées reçues, la recherche fondamentale est très utile, mais à très long terme. A savoir qu'il y a forcément des risques. Certaines recherches ne mèneront à rien et d'autres mèneront à quelque chose. Mais on est obligé de prendre le risque de ne rien trouver. C'est bien mieux que de ne rien découvrir du tout.
+10
Intelligent:1
Constructif:2la science infusée!
je n'ai jamais rien compris à la physique, aux maths et plus généralement à la science. Evidemment, j'ai déjà entendu parlé de "recherche fondamentale" mais de là à m'étendre sur 30 lignes, ce n'est pas gagné!
Bref, je pense que la recherche est essentielle et qu'il ne faut pas nécessairement une finalité économique. Les recherches sur certaines maladies n'apportent pas d'argent (sauf pour Jacques Crozemarie!!) et pourtant ces recherches font évoluer nos sociétés. dans ces cas ci ça ne me choque pas que l'on utilise l'argent de nos impôts (de toutes manières je n'en paye pas, enfin jusqu'à l'année prochaine!) et puis les recherches peuvent être profitables chaque individu dans les années à venir!
Alors je m'arrête là pour l'instant, je ne me rattache pas à un camp (même si à priori je suis plutôt pour) j'attends de voir si j'ai tout bien compris... et du coup je compte sur les scientifiques pour m'éclairer!

Constructif:1Réponse à jechaussedu39
Justement ! Convaincre un scientifique serait plutot facile (encore que ...). Mais ca m'interesse beaucoup de savoir ce que des gens "exterieurs" pensent de ca.
Tenez, regardez comment vous reagissez quand on parle de "physique", et imaginez que vous soyez un politique en charge de donner un budget. Si vous ne comprenez rien a tout ca, vous allez vouloir qu'on vous explique. Mais parfois il faut aller vite, ou bien vous ecouterez quelqu'un qui vous dira que "la recherche ca sert a rien, sauf depenser des sous", et vous n'allouerez peut etre pas le budget.
Dans ce debat, je ne vous demande pas votre avis sur la pertinence d'un modele scientifique ou d'un axe de recherche. Pas besoin de comprendre la physique ou les maths.
Je fais appel a votre statut de citoyen(ne)s qui ont leur mot a dire.
(C'est pour ca que j'ai mis ce debat dans "Societe")
Tu souleves cependant un tres bon point, celui de la finalite economique. Comme tu l'as dit, certaines recherches n'apportent pas d'argent. Tu prends l'exemple de la recherche en medecine sur certaines maladies. Cependant, il n'est pas difficile de convaincre les gens de l'utilite de la recherche medicale, que ce soit sur les maladies "connues" ou pas. Mais chercher l'origine de l'univers, ca ne soigne pas le cancer. Est ce qu'on doit arreter de chercher pour autant ?
+5
Réponse au débat (en faveur du camp Pour)
Grosso modo, le fonctionnement actuel de l'université permet, en sciences sociales, aux enseignants-chercheurs d'avoir une grande liberté sur leur thématiques de recherches, en général malgré tout en lien avec les axes de recherche de prédilection du labo de rattachement. Il est vrai, cela n'a pas forcement d'application directe pour l'économie, considéré comme le Saint Graal aujourd'hui. On peut ainsi travailler de manière critique sur le changement social, les politiques d'immigration, le récit, la culture (au sens culture d'une société comme au sens culture-confiture), etc... Ce qui apporte son lot de connaissance critique (positive ou négative) sur le monde dans lequel nous vivons, nous évoluons, son passé, son devenir, ce qui va, ce qui ne va pas.
Par ailleurs, il y a la recherche appliquée, qui n'a pas les mêmes objectifs.
o Premier point, dans le cadre de mon boulot, j'ai régulièrement des missions avec les collectivités locales pour travailler sur la vie dans les quartiers populaires, et ce qu'on nous demande alors est beaucoup moins un travail de fond, très analytique, qu'un travail descriptif qui vise à comprendre le fonctionnement présent d'un quartier donné. Et on ne peut tout dire, des choses passeraient mal. On adapte donc le rendu (et donc la restitution des résultats aux commanditaires), première différence avec la recherche fondamentale.
o Deuxième point, pour ce que je connais de Grenoble en particulier, on dépêche des sociologues pour travailler sur les nouvelles technologies (nanos
+9
Pertinent:1
Intelligent:1Réponse à Duc
o Deuxième point, pour ce que je connais de Grenoble en particulier, on dépêche des sociologues pour travailler sur les nouvelles technologies (nanos and co). On appelle çà la sociologie des usages. Mais cette sociologie est facilement pervertie, et c'est le cas ici. Normalement, on part d'un terrain, on enquête, interroge, recoupe, et des résultats émergent. Mais quand les sciences sociales se mettent au service des nouvelles technologie, cela devient de l'acceptabilité. On utilise les connaissances en sciences humaines et sociales (sociologie, psychologie sociale, philosophie) pour faire passer la pilule aux gens sur les nouveaux choix de société (primat de l'économie, sécuritaire, technologies à risque, etc...), et ce sous le couvert de la science et de la recherche, deuxième grosse différence avec la recherche fondamentale.
o La recherche est censé servir la société. Et le problème est qu'aujourd'hui on entend par servir la société, servir l'industrie et l'économie en général. Les recherches éthiques, sociales, humanistes, sont dépréciées et considérées de plus en plus comme non primordiales si ce n'est inutiles. Trouver ne serait-ce que des financements pour une thèse en sciences sociales aujourd'hui, n'est pas une mince affaire, et trouver un poste derrière est de l'ordre du parcours du combattant. Pour aller plus loin, et je vais dévier un peu sur quelques lignes, rien qu'au niveau du public on en vient même à reformer l'enseignement dans ce sens. Quelques exemples :
- je n'ai plus les détails en tête, mais il y a eu une polémique entraînant des démissions il y a quelques années en arrière sur la remise en cause de la faculté d'économie "sociale".
- Le président nouvellement élu en 2007 a annoncé qu'il allait réduire les crédits des sciences humaines et sociales parce que si des gens voulaient aller faire des études inutiles, "ce n'était pas à la société d'en supporter le coût".
- un an ou deux avant d'être élu, ce même homme (ou quelqu'un de son entourage a suggéré qu'il fallait changer l'enseignement en filière ES au lycée, arrêter l'enseignement de la sociologie et l'économie critique, au profit de la gestion, plus utile aux entreprises.
- Dernièrement, on appris la réforme des manuels d'économie critiques. En effet ils ne faisaient pas assez l'apologie du néoliberalisme économique, en montrant trop ces conséquences néfastes. Alors que dans les faits, ce n'est pas le cas, mais le peu de critiques émises, c'est déjà trop. Ces mêmes gens de s'offusquer que les profs d'éco au lycée fassent acheter (ils pourraient le lire) Alternatives économiques aux lycéens de cette filière.
Pour avoir un peuple docile, ne lui montrez pas la voie vers d'autres alternatives. Pour ne pas avoir de critique, de lui donnez pas le langage et les outils pour le faire. Pardonnez-moi l'analogie, mais ça a pas un petit aire de 1984 ? (Et après on se permet de critiquer la propagande en URSS à l'époque, en Corée du Nord aujourd'hui, on la censure en Chine)
o Après ce petit excursus sur l'enseignement, revenons à nos moutons. Tout çà pour dire que la recherche fondamentale, financée publiquement de manière non partiale, est la condition même pour avoir une réflexion critique sur nos choix de sociétés et par la même nos choix scientifiques et éthiques.
J'aime beaucoup l'analogie entre la recherche et un mur de brique, on se sert des briques existantes sur lesquelles on prend appui pour ajouter une nouvelle brique (petite en comparaison du mur déjà construit) à ce mur.
Pour illustrer ce que j'ai dit, j'ajouterais que si par des contraintes idéologiques on empêche de mettre des briques à certains endroits et qu'on continue à en mettre d'autre ailleurs, le mur sera forcément bancal. Après on a toujours la possibilité de met une teinture devant ou de dessiner un trompe l'oeil (sciences de l'acceptabilité) pour s'assurer que tout le monde croit que le mur est construit normalement, bien droit, sans trou, et sans brique radioactive ;).
Désolé encore une fois pour le pavé ;)
Informatif:2Des infos tirées en vrac...
Bon c'est juste une idée hors-sujet!
3 sources donc:
- Un texte rédigé par Attac Ille et Villaine:
http://www.assises-univ-recherche.ouvaton.org/IMG/_article_PDF/article_11.pdf
- Un autre du site Sauvons la Recherche:
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1415
- Enfin une discussion qui va plutôt dans l'autre sens, parce que Roméo (ou Khali, je n'sais plus) n'a pas tout à fait tort en parlant de 'consensualité', même si l'expression est (volontairement) péjorative. C'est facile d'approuver les arguments des autres, quand on est tous d'accord! Il serait pas mal non plus de réfuter, en tout cas discuter, ceux de la partie adverse - j'dis pas que c'est jamais fait, mais parfois c'est bien le cas, avouons-le... Le lien, donc:
- https://www.liberaux.org/index.php?s=e573e81af3dbaa11ac14c2d45526552d
Excessif:1
Constructif:1Auto-régulation (en faveur du camp Contre)
Si on compare la société à un individu, la recherche fondamentale est l'équivalent de la "vie spirituelle" de quelqu'un : je prends un air grave et je réfléchis au sens de la vie, je vais au club de bouhdisterie de mon quartier après le travail ou à la messe le dimanche, je me demande si mon travail est le bon pour moi, etc. Bref : ça sert à rien, ou alors si, mais par hasard.
Alors que les besoins eux viennent tout naturellement : une nouvelle maladie, des problèmes de pollution à régler, etc. Ces vrais besoins nécessitent parfois de la recherche et c'est tout à fait justifié. A l'échelle de l'individu on pourrait le comparer à : ma maison est trop petite je dois chercher un nouvel endroit, je veux monter une boite : comment faire, bref du concret.
Alors pourquoi pas si certains sont payés pour philosopher, étudier l'utilisation de la virgule dans les textes du XVIIéme ou je ne sais quoi, ça m'est égal, mais qu'on ne fasse pas tout un flan avec ça. Le jours où l'étude de la virgule aura une utilité, on bossera dessus, tout naturellement.
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