Etes-vous normal ?
Chercher, ici et ailleurs
Invitations
Inviter quelqu'un à voter ou participer à ce débat
Actualité
Termes de recherche : langue
Le vocabulaire de l'audiovisuel au crible des gendarmes de la langue française
La Délégation générale à la langue française du ministère de la Culture, en lien avec la Commission de terminologie de l'Académie française, publie mercredi une synthèse du vocabulaire de l'audiovisuel et de la communication débarrassé de ses fréquents anglicismes...suite...
Source : TV5 Monde, FrancophonieJean-Pierre Raffarin à la rescousse de la langue française à l'ONU
L'ex-Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a annoncé vendredi son intention de développer une "intransigeance francophone" dans les instances internationales pour lutter contre le recul de l'usage du français malgré son statut de langue de travail...suite...
Source : TV5 Monde, FrancophonieSéisme en Haïti: la Francophonie veut participer à la reconstruction
L'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a souhaité vendredi que la langue française ne soit pas une victime supplémentaire du séisme qui a dévasté Haïti et que la Francophonie participe pleinement aux efforts de reconstruction du pays...suite...
Source : TV5 Monde, FrancophonieUn nouvel outil pour apprendre le français avec TV5Monde
La chaîne francophone internationale TV5Monde lance "Première classe", une initiation gratuite à la langue française sur internet destinée aux grands débutants...suite...
Source : TV5 Monde, Francophonie"Effacement du français" dans les organisations internationales (Diouf)
Le Secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf a regretté mercredi "l'effacement du français dans les organisations internationales" alors qu'il est "la deuxième langue la plus enseignée dans le monde"...suite...
Source : TV5 Monde, FrancophonieMerkel: le Nobel à Herta Müller, un "signe merveilleux" 20 ans après le Mur
La chancelière allemande Angela Merkel a vu un "signe merveilleux" dans le fait que, vingt ans après la chute du Mur, le prix Nobel de littérature revienne à Herta Müller, romancière de langue allemande vivant à Berlin et engagée contre la dictature communiste en Roumanie, son pays d'origine...suite...
Source : TV5 Monde, LittératureParlez-vous nouchi ? Les Ivoiriens "s'enjaillent" avec la langue de la rue
Ils ne s'amusent pas, ils "s'enjaillent". Cette personne à la mode, ils la trouvent "choco". Eux, ce sont les adeptes du nouchi, un langage né dans les "glôglô" (quartiers précaires) d'Abidjan et qui a conquis jusqu'aux responsables politiques...suite...
Source : TV5 Monde, CultureBush, Schwarzenegger et Cantona au panthéon du charabia de langue anglaise
L'ancien président américain George W. Bush a remporté haut la main un sondage publié mercredi sur les pires exemples de charabia dans la langue de Shakespeare, devant Arnold Schwarzenegger ou Eric Cantona et ses célèbres sardines...suite...
Source : TV5 Monde, InsoliteThomson Reuters cède ses parts dans dpa-AFX à dpa et à l'APA
L'agence de presse mondiale Thomson Reuters a cédé ses parts dans l'agence de presse économique et financière de langue allemande dpa-AFX à l'agence de presse allemande dpa et à l'autrichienne APA, ont annoncé lundi les quatre agences dans un communiqué...suite...
Source : TV5 Monde, MédiasCourrier des bulles
Toon books. Casterman lance une nouvelle collection de mini-bandes dessinées bilingues français-anglais, les "toon books", pour familiariser les plus jeunes avec une langue étrangère dès l'apprentissage de la lecture...suite...
Source : TV5 Monde, Littérature

Les langues régionales en France
Communautarisme ou pérennité culturelle ?
Créé par julesu il y a 30 mois
Breton, Basque, Alsacien, Occitan, Catalan... Notre beau pays renferme une richesse linguistique étonnante, pourtant non reconnue de manière officielle par l'Etat. Pour ce débat, deux axes intimement liés: que représentent pour vous les langues régionales en France ? Soutenez-vous la politique linguistique de l'Etat ?
+13
Intelligent:1
Pertinent:2Answer au débat (en faveur du camp Communautarisme )
Vouloir maintenir une langue "de force", c'est-à-dire s'opposer à sa disparition ou à ses variations, c'est s'opposer au changement. Il n'y a rien de mal à s'opposer au changement, parfois tout le contraire. Cependant, agir sur la langue c'est agir sur une des conséquences du changement. Mieux vaut chercher les causes si on veut agir efficacement.
+24

Mouais...:2Réparer des erreurs passées
Prenons l'exemple que je connais le mieux, celui du breton. Peut-être connaissez-vous la pratique suivante. Aux XIXème et XXème siècles, dans les écoles publiques comme privées, un enfant surpris à parler breton devait porter le symbole (sabot de bois accroché au cou, ardoise) jusqu'à ce qu'il dénonce un de ses camarades parlant breton. A la fin de la journée, celui qui portait le symbole était puni. Ce n'est certes pas la seule cause de la décadence de la langue (cf. ordonnance de Villers-Cotterêts, guerre de 14, ..) mais si l'Etat s'est permis un jour de la stigmatiser il pourrait tenter maintenant de la dynamiser.
+31
Pertinent:3Justice pour les bretons, pas pour le breton
À cette époque, on enseignait aussi l'arithmétique et la grammaire à coups de règle sur les doigts. Et les petits bretons parlaient bretons à la maison. Les punitions ne servaient pas à faire du mal au breton, ni du bien à l'arithmétique; c'était juste une méthode d'enseignement.
Et on n'enseigne pas une matière pour le bien de cette matière, mais pour le bien des élèves. Ce sont les enfants bretons qui avaient besoin du français, pas le contraire.
Bref, il n'y a rien à réparer. L'uniformisation s'est faite surtout par la modernité, les voyages, les médias... L'Etat a joué son rôle en permettant aux bretons d'y participer.
En quoi serait-il aujourd'hui bénéfique aux enfants bretons d'apprendre le breton à l'école? Franchement, je ne vois pas. À moins de supposer que le sang breton, ou la naissance sur le sol breton confère une substance particulière qui rendrait indispensable le parler breton. Il est vrai que cette fixation sur le sol et le sang a des racines profondes dans la culture française (travail-famille-patrie, tout ça), mais j'y mettrais bien un coup de round-up, si je pouvais!
Et libre à chacun d'apprendre le breton, le corse, ou l'alphabet morse, si ça lui chante.
+4

Intéressant:1Réponse à Bodelr
' En 1845, un sous-Préfet du Finistère se serait adressé aux instituteurs en ces termes : "surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne". ' (http://pagesperso-orange.fr/fanch.broudic/these/these3.html)
C'est au conditionnel mais ça dénote un peu l'esprit de l'époque.
Je ne dis pas non plus que les enfants n'avaient pas besoin du français, bien au contraire: la Bretagne est en France, il leur fallait parler la langue nationale. Mais pas au détriment d'une autre langue.
Quant aux médias: moins de 100 heures par an pour les émissions en langue régionale. C'est bien maigre.
Si on veut parler de bénéfice direct pour les enfants, au-delà de l'aspect culturel et social (déjà évoqué dans un autre argument): ca développe son éveil et facilite notamment l'apprentissage ultérieur d'une langue étrangère.
Et sinon, il n'est pas "indispensable" de parler breton. C'est juste que je trouve ça bien :)
Excessif:1réponse à julesu
Quant au bénéfice d'apprendre une langue parce que ça facilite l'apprentissage d'autres langues... Au fait, pourquoi ne pas leur apprendre la langue corse, aux petits bretons?
Réponse à Bodelr
La modernisation de la Bretagne s'est faite au détriment de la langue, je le reconnais. Et maintenant, qu'est-ce qu'on risque à encourager l'apprentissage d'une langue ?
réponse à julesu
Parce qu'en fait, la vraie raison n'est pas l'intérêt des enfants. Elle est donc ailleurs, elle se cache, et c'est ça qui me déplaît profondément.
+6

Pertinent:1Réponse à julesu
Comme tu l'as si bien signalé les actions de l'état se sont révélées désastreuses. J'y vois une raison de plus de ne pas lui faire confiance sur le sujet (pourquoi croire qu'il va mieux se comporter dans le futur ?). D'ailleurs les récentes lois sur la place du français dans l'audiovisuelle (merci msieur Toubon) montrent encore mieux la nocivité de son action dans le domaine...
+2

Intéressant:1Ni dans un sens, ni dans l'autre
Cela est valable dans les deux sens. Si le breton, par exemple, a une raison d'être, il survivra tout seul. Pourquoi vouloir le développer ou au contraire le faire disparaître artificiellement ?
+2
Intelligent:1
Intéressant:1Réponse à Steph
Là, les langues régionales servent tout comme le français à communiquer. Le français c'est bien sûr plus pratique, tout le monde le parle. Mais en "patois", les mots, les expressions n'ont pas la même saveur.. c'est un plaisir différent.
Des gens parlent ces langues, d'autres ont envie d'apprendre. Pour moi c'est une raison suffisante. Mais rien n'est fait pour faciliter l'apprentissage et ce n'est jamais facile pour les écoles et autres organismes de survivre.
+4
Mouais...:1
Pertinent:1Patrimoine
Mais de la même manière qu'on conserve l'amphitéâtre sans pour autant conserver tout ce qui va avec (des romains, etc), on peut conserver une langue grâce aux gens passionnés, grâce aux livres, au cinéma, etc.
Que l'état finance la conservation artificielle de ces langues, c'est une autre histoire. Et là, on rentre dans le débat houleux de l'utilité.
+2
Drôle:1Réponse à Steph
(j'ai fait latin en 4ème et en 3ème en nourrissant l'espoir de pouvoir insulter impunément mes camarades non-latinistes sans qu'ils comprennent.. j'ai été un peu déçu et j'en ai pas retenu grand' chose. Si ce n'est la grande classe de pouvoir prononcer correctement les citation de César dans Astérix).
+3
Excessif:1
Pertinent:1Culture et cultures
Les cultures, c'est ce qu'on voit au JT de Pernot: l'artisanat des sabots et des coiffes bretonnes. La culture, c'est Homère, la Fontaine, Voltaire, et aussi Euclide, Darwin, Einstein, et puis Bach, Monet et Rodin. Tout ce qui soutient la pensée, qui permet de comprendre et d'aimer le monde, et qui aide à vivre. C'est cela qu'il faut transmettre, pas des particularismes qui consistent juste à habiller les gens avec d'autres uniformes (la fameuse "identité").
Et encore une fois, ceux qui veulent faire leur footing en sabots sont libres. Même, j'applaudis, bravo l'artiste. Mais je garde mes Nike.
Bon, sans rire: la langue bretonne peut se parler dans des clubs, par les gens qui aiment ça, puisqu'il y en a. Il peuvent même y aller avec leurs gosses, si ils veulent. Ça sera toujours mieux que de les laisser devant la télé. Mais ça ne sera pas mieux que de les envoyer à l'école.
Constructif:1
Intéressant:1Réponse à Bodelr
C'est pas parce qu'on s'appelle Baudelaire (écrit en SMS d'ailleurs, on note un fort attachement à la langue française ;-)) qu'on peut définir LA culture comme étant ça, ça, pis ça; et le reste, c'en est pas. La palme de l'objectivité pour toi! et c'est Ignacio qui te la remettra en mains propres, c'te chance.
Je crois que personne dans ce débat n'est communautariste au sens "péjoratif", négatif du terme. Les divergences d'opinion se basent peut être, et en partie, sur les espoirs, les préjugés, la naïveté des uns et des autres (je n'vise personne en particulier!)
Bodelr affirme:
"Parce qu'en fait, la vraie raison n'est pas l'intérêt des enfants. Elle est donc ailleurs, elle se cache, et c'est ça qui me déplait profondément."
--> J'y vois effectivement une crainte, celle que les gens qui réclament une vraie promotion des langues régionales soient, en majorité, des indépendantistes terroristes d'extrême droite basques à sabots avec de la copa entre les dents (rayez les mentions inutiles)
Face à ça, ma réaction est de croire que la diversité fait la richesse, qu'il est dommage de perdre cette richesse en donnant l'explication logique "c'est inutile", et de croire que le développement de cultures locales n'entraine pas fatalement xénophobie et repliement des régions sur elles-même. Peut-on se désoler de l'effritement d'un certain "capital culturel" - qui amène irrémédiablement à un appauvrissement du "capital identitaire" - sans être taxé de communautariste, de "lecteur de Diplo" (brrrr!), et autres?
Je ne sais pas trop ce qu'il en est de l'apprentissage des langues régionales en France, et encore moins de ce que donne, concrètement, l'application des directives ministérielles. Peut être que Kilistérik peut développer, si elle en sait plus...
D'ailleurs, elle finit par cette phrase: "Ce qui n'exclut évidemment pas la sauvegarde d'un patrimoine culturel important et identitaire."
Cool! Et le point de vue qui agace, c'est que l'État doit plus encadrer les gens sinon 'font que des conneries et sélectionnent l'utile en jetant l'inutile, le moins cher en jetant le plus durable, le mieux connu en jetant le meilleur, etc... J'exagère, c'est surtout un effet de répétition. Bon.
Certaines personnes jugent que les SHS sont inutiles. Que les fonctionnaires sont inutiles. Qu'une certaine recherche est inutile. Ils ont leurs arguments, mais aussi leurs détracteurs, dont certains sur Debarena. Tout ça n'a pas la prétention de convaincre sur le sujet des langues régionales, mais de donner certains éléments de comparaison.
Réponse à Groumpf
elle est même la richesse primordiale à mes yeux et pourtant,
pour le rôle de l'état je suis plus mitigé:
pour moi c'est un peu similaire a financer des églises ou des mosquées.
Faire un musée, soutenir les bibliothèques oui sans problème mais faire des cours à l'école je suis moins chaud
peut-être ai-je trop écouté les flamingands :)
Pertinent:2Réponse au Groumpf grognon
Ensuite, je te rappelle que ce n'est pas moi qui est amené le Diplo sur le tapis, c'est toi. Et j'ai bien le droit de le critiquer. Et c'est julesu qui a choisi le mot "communautarisme", pas moi.
Bon, passons au sujet. Je ne dis pas que les cultures sont inutiles, mais je demande à quoi elles seraient utiles, par exemple aux petits bretons. On ne me parle que de notions étranges: le capital culturel ou identitaire, la richesse de la diversité.
La capital culturel. Julesu ci-dessus assimilait l'intérêt du latin à celui du breton. Je me suis permis de rappeler que le capital culturel du latin était suffisamment important pour que l'Etat s'en occupe. Je pense que ce n'est pas le cas du breton, peut être par ignorance, mais si j'ai tort il suffit de me le prouver. OK?
Richesse de la diversité. J'ai voulu interpréter cela comme signifiant la richesse de la culture d'une personne (arts, sciences, sans se limiter à la France, etc.) Visiblement, cela ne te convient pas, donc c'est autre chose.
Ce serait donc une bonne chose que, dans les différentes régions, les enfant soient instruits de cultures distinctes. Simplement parce que la diversité serait bonne en elle-même. Non la diversité entre individus, puisqu'il s'agit toujours d'enseigner la même culture à tous les bretons, mais la diversité entre régions. Pourquoi entre régions et pas entre villes ou départements, on ne sait pas.
Diversité qui existe, bien sûr. Quand un grenoblois parle de "peuf", un breton peut ne pas comprendre. Ces différence apparaissent naturellement, par simple proximité. Mais il ne s'agit pas de ça. Il s'agit de savoir quelle culture l'Etat doit enseigner à qui.
Qu'est ce qu'une culture? Le mot est très chargé de sens divers, mais il me semble qu'on doit y voir ici un ensemble de références communes, qui permettent aux personnes qui sont appelées à se rencontrer de se comprendre. L'Etat doit-il faire en sorte que les gens de différentes régions aient moins de références communes, qu'ils se comprennent moins bien? Doit-il remplacer la culture générale par des cultures particulières?
Je pense au contraire que l'Etat doit créer les conditions d'une citoyenneté commune. Pour que nous puissions vivre ensemble, et décider ensemble des questions politiques qui nous concernent tous. On peut être d'un avis contraire. Mais pour avoir un avis informé il ne faut pas cacher certains aspects de la question derrière ce que j'appellerais un mysticisme de la diversité. Voila.
Je n'ai pas parlé du capital identitaire. J'aimerais bien qu'on m'explique ce que c'est.
Vous avez peur ?
Faut-il avoir peur de ça ? Je ne pense pas, pas du tout même. S'il y a quelque chose que l'humain aime, c'est se distinguer, se différencier. On a tous un côté rebelle.
Quelque soit la culture dominante, il y a toujours des sous-cultures qui s'y opposent. Plus la culture dominante est forte, plus les sous-cultures sont "virulentes". Jusqu'au jour ou l'une d'elles devient principale, et le cycle recommence.
L'argument de l'apauvrissement, je n'y crois pas une seconde. L'action de l'état, vue sous l'angle de la sous-culture rebelle opposée à la "norme", paraît même contre-productive. Officialiser quelque chose de rebelle, c'est le tuer dans l'oeuf.
Ensuite, sauvegarder des cultures ou langues en voie de disparition.. dans des livres pourquoi pas, mais pourquoi s'accrocher ? Cette culture s'est probablement déjà incorporée doucement à la culture principale.

Constructif:2
Pertinent:3Le passé...
D'accord, l'Etat ne fait pas une méga pub sur les langues régionales, mais les petits citoyens français en herbe peuvent être amenés à en apprendre. Et ce grâce à qui? L'Etat! Pour preuve, un des grands objectifs de l'éducation nationale en primaire: "Langues étrangères ou régionales" dont en voici un extrait: "Les élèves découvrent qu'on parle différentes langues dans leur environnement, comme sur le territoire national. [...] Outre les principales langues étrangères enseignées en France, le choix de la langue peut s'ouvrir de manière privilégiée aux langues régionales et aux langues frontalières concernées."
Et si les langues régionales ne sont pas transmises aux générations qui suivent, ce n'est peut être pas la faute que de l'Etat mais aussi des parents qui préfèrent que leurs gosses apprennent l'anglais, peut être plus "utile" que la langue régionale.
Ce qui n'exclut évidemment pas la sauvegarde d'un patrimoine culturel important et identitaire.
Informatif:1en complément
Que pour passer le concours de prof des écoles en Corse il est obligatoire de parler le Corse...Ce qui n'est pas le cas en Bretagne ou au pays Basque. Mais les corses sont réputés pour valoriser leur identité à bloc...Je ne sais pas si c'est bien ou pas en tout cas ça limite l'arrivée des "continentaux" sur la belle île...
+8
Constructif:1Réponse au débat
à la première leçture je pensais : débat 1 les langues régionales en France sont elles plutôt une forme de Communautarisme ou une forme de pérennité culturelle ?
mais est-çe plutôt
le débat 2
: la politique linguistique de l'état ne reconnait pas officiellement les langues des régions.est on contre ou pour une reconnaissance officielle des langues régionales par l'état.
rouge : il faut impliquer l'état plus dans la sauvegarde de ces langues, apprentissage à l'école...
vert: pour la politique linguistique de l'état
ou alors est-ce un troisième débat?
+13
Constructif:1Réponse à lostman
Ce serait plutôt le "débat 2".
... qui pour moi est lié au débat 1, la vision que l'on a des langues régionales conditionnant l'opinion que l'on a de la politique linguistique de l'Etat.
Je reformule donc, en gros:
Rouge -> pour la reconnaissance officielle des langues régionales, et pour que l'Etat joue un rôle dans leur sauvegarde et leur dynamisation
Vert -> les langues régionales ne servent à rien, ce n'est pas à l'Etat de financer l'apprentissage, les panneaux bilingues, etc.
Drôle:1j't'y vois tooi
Allez service!
Mouais...:1
Intéressant:1de qué di la mali?
Prends la padelle et da mé un verre j'ai la pépi!
cousin qué cousin daval de moun sarei!
je trouve ça rigolo moi.
y'a pleins d'expressions qui descendent du patoi. Puis c'est marrant de voir l'évolution des mots.
Chavau = chavals = chevaux
Sans coompter c'est pratique pour comprendre Massillia même si toutes les langues régionnales sont différentes!
Par contre quand tu vas en Corse et que tous les mots français ont été barré pour trouver ta route c'est pas toujours facile
Inutile:1
Drôle:1Enfin !
Pourtant peu d'entre vous (moi y compris) peuvent se targuer de pouvoir faire une phrase dans sa langue régionale ! Alors débâtez en utilisant ces langues et après, débat il pourra y avoir !
Les langues restent avant tout un patrimoine culturel !
Faire débat là-dessus serait un retour en arrière !
Pis pour répondre à jechaussedu39 : une ptite gnôle, en effet, ça fait po dmol ! Avec modération !
Bravo Soko pour l'effort !
Gratuit:1Gare à l'homogénéisation! (en faveur du camp pérennité culturelle ?)
Je crois qu'il s'agit ici de la sauvegarde d'identités historiques, de richesses culturelles. Et c'est bien ça le plus important: on parle de sauvegarder un pluralisme culturel, ici.
Ceux qui sont contre, ou plus simplement qui s'en tamponnent, vont dire que c'est inutile. On peut même être plus cynique: ça ne rapporte pas d'argent, rentabilité zéro, ça complexifie un monde déjà si complexe; mais pourquoi, pourquoi faire compliqué quand on peut faire si simple? Simple comme une culture unique, une langue unique, et, et, et un marché unique... euh... ah! Tiens ça me rappelle quelque chose! On nous parle de la mondialisation et de ses bienfaits, mondialisons donc!
J'exagère bien sûr, je vois déjà les adjectifs pleuvoir sur mon pauvre message, mais aujourd'hui ce sera ça. Bref, une attitude bien trouvée qui, à l'échelle de la France, peut se traduire par un "laisser-faire" au ton compassionnel. "Le marché des langues se régule tout seul, désolé, c'est tellement triste pour vous... l'État va faire un geste, allez, et l'Etat s'offre... euh, vous offre 2 minutes au JT de Pernaud."
Une petite citation pour exprimer mon point de vue.
---------------
"Les politiques linguistiques sont donc le moyen, pour les entités infra-étatiques, étatiques et supraétatiques, de contrecarrer la dérive naturelle du « marché » vers l’acteur le plus puissant, en l’occurrence l’anglais. Il ne s’agit pas de lutter contre cette langue, mais de promouvoir les autres, dans une logique de pluralisme. D’autant que le « marché » est par définition « court-termiste » et incapable de se projeter vers l’avenir."
---------------
Le texte est à portée plus internationale et vise surtout l'anglais, mais à l'échelle de l'Etat le terme peut être remplacé par "le français".
PS: je félicite Julesu pour son superbe avatar

Sauvegarder ?
Je crois qu'il s'agit ici de la sauvegarde d'identités historiques, de richesses culturelles. Et c'est bien ça le plus important: on parle de sauvegarder un pluralisme culturel, ici.
Sauvegarder.. sauvegarder.. Une espèce en voie de disparition, oui, elle ne peut pas se protéger. Mais saouvegarder une culture, un pluralisme, ça n'a pas de sens. La culture évolue, des sous-cultures se rencontrent, se mélangent, se divisent.
J'allais faire une comparaison avec la biologie, mais j'ai trouvé un paragraphe dans wikipédia (page "Culture") qui en parlera mieux que moi :
Analogie(s) avec l'évolution biologique [modifier]
Tout comme il y a une évolution biologique, certains éthologues, ainsi que plusieurs généticiens, estiment qu’il y a une évolution culturelle, et que cette évolution se fait par mutation, puis est transmise par des "gènes" de la culture, appelés mèmes, qui subissent une pression sociale et environnementale, aboutissant à leur disparition ou au contraire à leur expansion (propagation).
La spécificité durable des cultures humaines est qu’elles fonctionnent comme des "conversations politiques" entre positions différentes, des processus de propositions-objections, réorganisant constamment les collectifs sociaux. La disparition d’une culture n’est donc pas nécessairement la "mort" d’un organisme, mais le passage à une autre configuration conversationnelle ; l’abandon de certaines métaphores collectives pour d’autres. C'est pourquoi l'analogie biologique a été défendu en mettant en parallèle une culture humaine avec une espèce biologique et non un organisme. En effet, les espèces biologiques sont le produit d'une histoire, elles ne meurent pas mais se transforment. Comme l’a montré l'anthropologue britannique Mary Douglas, aucune culture humaine n’est en effet "homogène" : elle résulte toujours d’une différenciation interne entre partisans (ou adeptes) de valeurs plus individualistes, de valeurs plus collectives, de solutions organisationnelles (hiérarchiques) et enfin de formes de résistance passive à toutes les valeurs. Même dans les sociétés dites — à tort — "primitives" et supposées "sans histoire", il n’existe pas de stabilité culturelle, de consensus sans résistance, d’unicité sans variations individuelles ou collectives. De la même façon, il n'existe pas d'espèces "homogènes" constituées d'individus tous identiques, toute espèce se caractérise en effet par un répertoire de gènes communs mais aussi une diversité génétique entre les individus qui la composent. Dans une espèce donnée, l'apparition et la diffusion de nouveaux allèles résultera d'une compétition au sein du pool génétique elle aussi marquée par une "résistance" au changement quantifiable en terme de dérive et d'antidérive génétique.
Si on reste dans l'analogie, vouloir "sauvegarder" une culture serait l'équivalent des zoos : des espèces maintenues en l'état artificiellement alors que l'environnement global n'est pas/plus adapté.

Réponse à Steph
Quant aux "zoos linguistiques", la comparaison n'est pour moi pas valable. Car notre bien-être intérieur et notre place au sein d'un groupe social (cf. pyramide des besoins de Maslow) dépendent directement de notre culture et donc, de notre langue (mais moins directement du dronte ou de l'okapi). Si demain le français venait à disparaître du fait de la domination de l'anglais, je ferai ce que je pourrai pour le sauvegarder de la même façon, parce que j'ai besoin du français pour me définir ; encore une fois, on parle d'identité..
Intelligent:1Un autre débat ?
Le langage n'est-il qu'une interface de communication, qui vient se superposer à une pensée déjà structurée ?
Ou le langage est-il déterminant pour structurer la pensée ?
Je penche pour la première hypothèse, peut-être penches-tu pour la seconde ? :)

Informatif:1Richesse linguistique : haha (en faveur du camp Communautarisme )
Une langue c'est pas comme un monument ou un parc naturel : on peut pas la visiter le weekend et se sentir culturellement revigoré. Une langue c'est un outil de communication. Une richesse est une chose qui se partage, dont tout le monde peut profiter. Ce n'est pas le cas avec les langues!
La richesse linguistique elle est dans ma langue, quelle qu'elle soit. Personne ne pourra me l'enlever. Si un patois quelconque disparaît, c'est dans l'ordre des choses et ça montre simplement que quelque chose de plus adapté l'a remplacé.
Les débats
@debarena !

