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Faudrait-il éviter de regarder des films d'horreur ?
Oui ou Arrrhgh nooon
Créé par steph il y a 55 mois
Regarder un film d'horreur doit être, quelque part, un plaisir. Sinon, il n'y en aurait pas tant.
Mais est-ce une bonne idée ?
Car contrairement à un ordinateur, il n'y a aucun moyen d'effacer ce qu'on s'est mis dans le cerveau. Une fois que quelque chose y est entré, ça n'en sort plus (à part si on en a vraiment besoin ;) ). De plus, nul ne peut prévoir les conséquences de l'inscription d'un souvenir dans la mémoire. Il peut rester enfoui longtemps, se mélanger à d'autres souvenirs ou expériences, ressortir de manière inopinée.
Or, les images, idées et sons que les films d'horreurs mettent dans la tête sont d'une teneur très négative. Toutes ces images mentales doivent bien avoir un effet... Ne serait-il pas mieux de s'en passer ?
Ou alors est-ce une bonne chose finalement ? Peut-être que l'exposition à la violence et au sadisme permet une prise de recul ou une désensibilisation bénéfiques...
+32
Stupide:1
Mouais...:2
Drôle:2Le film X des frustrés des emotions fortes (en faveur du camp Oui)
Mais de la même manière que le film X n'est pas une solution, le film d'horreur n'en est pas une non plus. En fait, il augmente la frustration en créant un contraste encore plus fort entre un univers de pure action et des weekends qui oscillent entre la fnac et le macdo.
Donc je dis : n'en reagrdez pas ! Allez plutot faire un sport extreme ou du karting, du paint ball ou je ne sais quoi. Mais optez pour du réel !
+43

Pertinent:1
Aggressif:1
Drôle:2Film Y = frustré de Y ?!
Des documentaires ? T'es frustré des bouquins !
Des comédies ? T'as une vie pas drôle !
Des drames ? T'es frustré sentimentalement !
Des docu animaliers ? Hmm.. faut que tu achètes un caniche.
+10

Aggressif:1
Pertinent:3Gné ?
Mangez leurs entrailles ?
Tuez des zombis (oui, mais où j'en trouve moi, des zombis ?) ?
Ne regardez pas de films d'amour, faites le ?
Ne regardez pas de films politiques, faites en ?
N'allez pas dans les musées, au cinéma, dans les livres car tout ce qu'ils expriment procède de la passivité de la part de l'utilisateur ?
Excuse moi, Khali, on ne se connait pas et je viens d'arriver, mais j'espère que la formulation de ton argument a dépassé ta pensée...

Stupide:3Pourquoi pas
Ne regardez pas de films politiques, faites en ?"
Oui, pourquoi pas.
Ok de regarder un film de temps en temps, mais lorsqu'on en regarde beaucoup d'un meme genre, c'est à mon avis pour combler qqchose. Alors oui, dans ce cas, il vaudrait mieux faire de la politique ou de l'amour plutot que de le regarder en revant qu'on le fait.

Stupide:1X que c'est bon
julien massary...
Julien massardy... vive le romantisme
Julien massardy... vive la zoophilie apparemment!
+28
Informatif:1
Pertinent:1
Valable:1
Intéressant:1le maître a parlé
-"the great appeal of horror fiction through the ages is that it serves as a rehersal for our own deaths"
que l'on peut traduire par : "l'attrait des oeuvres de fiction d'horreur à travers les ages a toujours été qu'elles servent de répétition de notre propre mort"
après avoir pris conscience de ce qu'est la mortalité et en avoir ressenti une peur qui est au final la peur ultime, ce à quoi peuvent se résumer les autres peurs, on cherche à apaiser cette peur, à se faire à l'idée que nous aussi allons mourrir. L'herbe du voisin est toujours plus verte que la nôtre sauf si elle est entachée par les boyaux du voisin, n'est-ce pas ? voilà pourquoi on regarde des films d'horreur ; d'une part pour pouvoir se targuer d'avoir survécu à ce groupe de gens que l'on nous a présenté et d'autre part parcequ'on se dit au fond de nous que quand notre tour viendra, ce sera très probablement moins monstrueux que ce qu'on vient de voir. C'est probablement le même système cathartique que les vielles tragédies grecques où nombres malheurs s'abbattaient sur un groupe de personnages fictifs afin de rassurer le peuple réel.
Réponse à ju ju
Le disciple a écouté
Alors si on peut apprendre à l'affronter, l'amoindrir en s'exposant volontairement à ce qui la stimule, autant le faire.
En lançant ce débat je me disais qu'il fallait éviter de se remplir la tête de choses négatives, mais en fait, elles doivent déjà y être.
+13
Valable:1
Constructif:3Se libérer de ses pulsions destructrices...
D'autant que le cerveau qui reçoit les images fait le tri: si il y a une émotion sur le moment, il va la classer ou l'oublier (à moyen ou long terme). Heureusement qu'on a ne garde pas en mémoire de tout ce qu'on voit, on deviendrait fou!
Le débat se pose plutôt pour le spectateur plus jeune qui n'a pas le recul nécessaire pour analyser ce qu'il voit. Dans ce cas l'image peut provoquer un traumatisme. Si, en plus, il évolue dans un milieu où on échange peu ou qu'il y a des carences, alors là oui il y a un très gros danger que cela se mélange avec les souvenirs de son vécu.Et là il n'existe plus de distinction entre la fiction et la réalité.
Voilà ce que j'en pense.
Cela dit, si j'aime bien me faire peur en regardant certains des films d'horreur (et il m'en faut peu, je suis terrorisée devant le Blairwitch Project!), je me demande comment on peut prendre plaisir à regarder des films de tortures comme "Hostel". C'est vrai que là on franchi un cap dans le sadisme et le voyeurisme qui pose vraiment question.
Valable:1Réponse au débat
De plus, comme certains l'ont déjà dit, cela doit aussi contribuer à "exorcicer" un peu les peurs que l'on peut rencontrer dans la vie, à se dire que le monde est finalement pas si hostile comparé à ces films.
Pour les jeunes, les films d'horreur font plus parti de l'interdit et d'une façon de se rebeller en regardant quelques choses que les parents trouvent "dangereux", "ininteressant", "choquant" ... Malheureusement, les films d'horreurs peuvent avoir une grande influence sur certaines catégories de personnes et peuvent inspirer des actes réels et dramatiques (heureusement c'est pas la majorité des cas).
This is your brain on violent media
Je traduis (vite fait) des extraits de cet article.
Bien que la recherche scientifique ait montré des corrélations entre l'exposition à la violence dans les médias et les comportements violents, il n'y a eu jusqu'à maintenant que peu d'éléments venant des neurosciences pour appuyer cette théorie.
Des chercheurs de l'université Columbia ont montré que l'exposition répétée à la violence avait pour effet d'inhiber une zone du cerveau dont le rôle est de supprimer les comportements agressifs.
Ces changements ne se produisent pas lorsque les images dépeignent des activités tout autant stimulantes mais non violentes comme des activités physiques ou même des images d'horreur.
"La description d'actes violents est devenue très courante dans les médias" dit Christopher Kelly, premier auteur de l'article. "Nos résultats démontrent pour la première fois que l'exposition à des scènes de violence influence l'activité de zones du cerveau qui contrôle les comportements comme l'agressivité."
Intelligent:1
Constructif:1Préciser les violences
-> les comportements de violences liées à la colère
-> l'aspect médical : le sang, les blessures, les cassures, etc
-> la souffrance
-> le sadisme et son inverse le masochisme
-> le concept de mort
A mon avis, ce sont des choses indépendantes.
Prenons une personne qui accompagne des mourants, elle s'expose à la notion de mort, mais il n'y a pas forcément sadisme, colère ni même sang.
Maintenant prenons un docteur, il travaille de manière calme, sans qu'intervienne forcément la notion de mort, de sadisme ou de colère. Pourtant, il peut avoir à casser un os, couper des ligaments, etc.
Et pour finir, prenons une personne sadique (imaginons le joker dans Batman, il sourit sadiquement, mais n'est pas en colère) qui crache à la figure d'une autre. Il n'y a ni sang, ni souffrance physique, ni mort.
Les exemples ne manquent pas pour chacun des cas.
Je pense qu'on gagnera à mieux préciser les formes de violences dont on parle. Les films peuvent être portés sur telle ou telle violence. Et selon les formes de violences présentes, l'impact psychologique ne sera pas la même.
Violences
Par exemple, la peur est sûrement l'émotion prédominante derrière la violence du type 'accidents', 'maladies' que l'on peut retrouver dans les films catastrophes ou dans bien des séries. On voit des gens à qui il arrive, par malchance, des choses horribles. Souvent, on peut s'identifier à eux, car ce qui leur arrive pourrait nous arriver aussi. L'exposition à ce type de violence ne me paraît pas dramatique : au mieux cela pousse à la prudence ou la remise en question de la pratique de certaines activités, au pire cela pousse à une paranoïa légère...
Par contre, la violence causée par la colère me paraît plus gênante. Peut-être qu'à forte dose, la personne exposée finit par intégrer l'idée que la bonne réponse à la frustration ou la colère est la violence.. oubliant peu à peu les notions de négociations et de discussion.
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